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Di Meco : « Je n’ai pas souvenir d’une telle haine »

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Troublé par des problèmes, sur et en dehors du terrain, l’OM traverse une période délicate alors qu’il se rend dimanche à Monaco pour le choc de la 22e journée de L1. Des maux que notre consultant Eric Di Meco met en partie sur le compte des joueurs.

Une humiliation à domicile contre Nice en Coupe de France (4-5), un communiqué salé de la part des South Winners et des tags visant l’entraîneur José Anigo sur les murs du centre d’entrainement Robert Louis-Dreyfus… L’OM navigue en eaux troubles et climat entre le club et les supporters est de plus en plus tendu, selon Eric Di Meco, membre de la Dream Team RMC Sport. « Il y a une vraie cassure entre le public marseillais et le club, par les résultats et par le comportement des joueurs, analyse l’ancien défenseur marseillais. A l’époque, j’ai connu des périodes où les résultats n’étaient pas bons. Après une rencontre contre Nantes, on est sorti du vestiaire à 1h du matin parce que les supporters nous attendaient. Les voitures avaient été caillassées, etc. En général, ça se passait comme ça.

Là, c’est plus froid, c’est même plus inquiétant. Je n’ai pas souvenir d’une désertion du public de la sorte, ni d’une telle haine ressentie à travers le communiqué des supporters, mais surtout des tags au centre d’entrainement Robert Louis-Dreyfus. Ça va se régler, il y a eu une plainte. J’espère que les gens qui ont fait ça vont être retrouvés et punis. 

« Une majorité d'entre eux joue pour sa gueule »

L’Olympique de Marseille est vecteur de paix sociale, on le sait. Aujourd’hui, les supporters acceptent que les joueurs soient moyens, mauvais ou perdent. Ça fait partie du football. Mais le problème, c’est qu’une majorité d’entre eux ne se battent plus, joue pour sa gueule ou ne se servent de l’OM que comme tremplin.

Pour certains d’entre eux, jouer à Marseille sert simplement à aller voir ailleurs. Les gens connaissent le foot à Marseille, ils s’en rendent compte. Pour certains, c’est devenu insupportable. Quand on porte ce maillot, on a des devoirs parce qu’il y a des choses graves qui peuvent découler de ce que les joueurs font ou pas sur le terrain. »

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Éric Di Meco