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Diawara joue avec le feu

Souleymane Diawara

Souleymane Diawara - -

Sanctionné par deux matches de suspension ce jeudi pour son geste sur le Parisien Nenê (2-1), le rugueux défenseur marseillais s’est illustré ces dernières semaines avec des interventions brutales ou litigieuses. Et des déclarations frôlant la provocation. Dans quel but ?

Souleymane Diawara n’affrontera donc pas l’OL le 19 décembre prochain au Stade-Vélodrome pour le choc au sommet de la 18e journée de championnat. La commission de discipline de la Ligue Nationale de Football a infligé ce jeudi soir deux matches de suspension ferme au défenseur olympien pour sa semelle sur le Parisien Nenê lors de PSG-OM (2-1) le 7 novembre dernier au Parc des Princes. Seul représentant marseillais à Paris ce jeudi pour défendre le joueur, Cédric Dufoix, directeur du développement et des relations extérieures de l'OM, n’a pas souhaité s’exprimer. Difficile dans ces conditions de savoir si les champions de France feront appel de cette décision. En attendant, Souleymane Diawara manquera OM-Lyon et aussi Brest-Marseille le 22 décembre. La fin d'un feuilleton alors que le Sénégalais multiplie les interventions très litigieuses.

Donner des sueurs froides à Didier Deschamps, Souleymane Diawara s’en est fait une spécialité. Contre Chelsea (1-0) mercredi, le défenseur central olympien a « osé » deux tacles très risqués dans la surface de réparation face à Florent Malouda (16e) puis Salomon Kalou (43e). Deux interventions plus que litigieuses qui auraient pu être sanctionnées d’un pénalty : « C’est son jeu, s’amuse pourtant l’entraîneur phocéen. C’est impressionnant ! Avec sa masse athlétique, quand il arrive en pleine vitesse avec sa puissance, ça fait du vent ! » Didier Deschamps rit. Jaune ? Cette saison, le Sénégalais a souvent joué un jeu dangereux : « Il doit faire attention, surtout dans la surface de réparation, prévient le coach phocéen. Ce genre de tacles demande énormément de précision. Sinon, il y a la sentence. Heureusement, ça n’a pas été le cas contre Chelsea. »

Courbis : « Il s’en fout »

Le Sénégalais s’est-il fait comme autre spécialité de passer à travers les gouttes ? Non sanctionné face aux Blues, il a aussi échappé au pire face au Spartak Moscou (3-0) lorsqu’il provoqua l’expulsion de Welliton après lui avoir pourtant infligé un coup de genou. L’UEFA s’est saisie de cette affaire mais aucune procédure n’a été ouverte à ce jour. « Le problème avec Diawara et son jeu dur, explique Rolland Courbis. C'est qu'à la longue, les arbitres risquent de l’avoir davantage dans leur collimateur. Contre Chelsea, il a taclé plusieurs fois à l’intérieur de sa surface comme s'il était à trente-cinq mètres de son but. Il s’en fout. Il se dit : "Je suis à 5m du but, mais je vais tacler... C'est la surface de réparation ? Pas grave… " Il risque de le payer à court terme. »
Elément indispensable de l’équipe phocéenne et symbole de la solidité défensive de l’OM, Souleymane Diawara doit-il se montrer moins tranchant dans ses interventions ? Jamais avare de tacles lorsqu’il faisait les beaux jours de l’équipe de France et de ses clubs, Didier Deschamps lui a sans aucun doute rappelé quelques fondamentaux, du type : il faut bien maîtriser ses gestes…