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Diawara : « Tout me manque ! »

Souleymane Diawara a hâte d'en découdre après plusieurs semaines de suspension

Souleymane Diawara a hâte d'en découdre après plusieurs semaines de suspension - -

De retour de suspension, le défenseur central de l’OM se dit impatient d’en découdre. Le Sénégalais est servi. Ce dimanche (21h), au Vélodrome, il va retrouver Bordeaux, son ancien club, pour le choc de la 20e journée de Ligue 1.

Souleymane Diawara, vous revenez sur les terrains après plusieurs semaines de suspension. On vous imagine impatient…
Oui, j’ai vraiment envie de jouer parce que ça fait presque un mois que je n’ai pas fait de match. Tout me manque, l’ambiance, l’envie de tacler, de gagner mes duels, je suis pressé de jouer dimanche.

Cette réception de Bordeaux va compter pour le titre ?
Malgré la défaite à Evian, le groupe est mieux physiquement, la coupure nous a fait du bien. C’est un match important parce que c’est un concurrent direct, si on les bat, on les met à cinq points.

Y a-t-il eu une petite mise au point entre défenseurs et attaquants sur les problèmes offensifs de l’OM ?
On discute beaucoup depuis le début de saison. Il y a eu des discussions, c’est vrai. On marque et défend tous ensemble. On fait une obsession sur Gignac parce qu’il a coûté cher et qu’il n’a marqué qu’un but. Il le sait, mais depuis le début de l’année, il fait plus d’étirements et de massage. J’espère que ça va payer.

« Face à Bordeaux, il y a toujours un côté émotif »

Vous retrouvez les Girondins, votre ancien club. Ça reste un rendez-vous spécial ?
Quand on joue contre son ancien club, il y a toujours un côté émotif avant le match, mais dès l’instant où l’arbitre a sifflé le coup d’envoi, on met les sentiments de côté. Il n’y a pas d’amis et l’adversaire est fait pour être battu.

Bordeaux est-il toujours à craindre sur coups de pied arrêtés ?
Oui, ça reste leur point fort, ils ont de grands joueurs, très costauds. Mais nous aussi on est pas mal. Ce sera un bon duel.

Vous ne regrettez pas d’avoir quitté Bordeaux pour Marseille ?
Quand je suis arrivé à Marseille, on me disait. « Là-bas c’est le bordel, ils n’ont pas gagné de titre depuis longtemps, c’est un mauvais choix, la pression… » On ne me parlait que des côtés négatifs, mais j’en ai parlé avec ma famille, mes amis, mon agent, et j’y suis allé. J’aime les défis, et heureusement pour moi, ça s’est bien passé.

Propos recueillis par Florent Germain à Marseille