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Didier Quillot: "Canal + en tant qu’éditeur, je n’y crois pas beaucoup"

Didier Quillot, directeur général de la LFP, était l’invité de Team Duga ce mardi sur RMC pour expliquer la vente des droits TV pour la période 2020-2024. Il a notamment évoqué la situation de Canal +, qui n’a récupéré aucun match.

C’est la fin d’une ère. En 2020, Canal + ne diffusera plus aucun match de Ligue 1 sur ses propres chaines. C’est l’un des enseignements des résultats de l’appel d’offres sur les droits TV du championnat de France pour la période 2020-2024. Mediapro s’est adjugé huit matchs par journée, BeIN Sports deux. Mais Canal +, aucun. La LFP laisse la possibilité de sous-licencier les droits de la Ligue 1. Mais Didier Quillot, invité de Team Duga ce mardi sur RMC, ne voit pas Mediapro trouver un accord pour une diffusion sur Canal +. Plutôt, éventuellement, via Canalsat.

"Canal + en tant qu’éditeur, je n’y crois pas beaucoup, a expliqué le directeur général de la Ligue. Encore faut-il que Mediapro accepte de sous-licencier. Ils sont venus pour gagner, pas pour sous-licencier ensuite. Par contre, Canal + comme distributeur via Canalsat, on peut tout à fait imaginer que la chaîne éditée par Mediadro, avec le logo et les journalistes de Mediapro, soit diffusée sur Canalsat."

Quillot: "Sur chaque lot, l’offre de C+ n’était pas la meilleure"

Selon Didier Quillot, les offres de la chaîne cryptée ont été insuffisantes. "Canal + a répondu sur chacun des lots. Mais sur chaque lot, son offre n’était pas la meilleure. Je le regrette pour eux. C’est un partenaire historique que nous respectons énormément, avec lequel nous allons continuer à travailler pendant deux ans."

"Ce que je regrette ce soir, c’est que Canal + ne nous ait peut-être pas suffisamment cru quand nous avons dit que ça ferait venir de nouveaux acteurs, a ajouté le DG de la LFP. On nous a beaucoup dit qu’on lançait trop tôt. On nous a beaucoup dit que les prix étaient trop élevés, que personne ne serait là. Au final, on a lancé, on a dépassé de façon très, très significative les prix de réserve."

Canal +, de son côté, fait savoir que le "examinera les possibilités de sous-licence qui sont prévues et autorisées par le règlement de l’appel d’offres, explore les partenariats éventuels avec les détenteurs de droits sportifs premium, à l’instar des accords de distribution déjà en place avec BeIN Sports ou Eurosport".