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Dijon-PSG: Meunier soulage Paris (et le fait décoller au classement)

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Au terme d’un match indécis, le PSG a fini par l’emporter dans la douleur à Dijon (1-2), grâce à un doublé de Thomas Meunier. Alors que Neymar a semblé en-dedans, et que Mbappé a fait preuve de maladresse devant le but, c’est Thomas Meunier, auteur d’un doublé, qui délivre le club de la capitale. Avec six points d’avance sur Monaco, c’est un PSG peu convaincant mais serein qui recevra Anderlecht, mardi, en Ligue des champions.

Paris toujours aussi poussif avant la Ligue des champions

Contre Metz, ils avaient dû attendre l’expulsion de Benoit Assou-Ekotto pour faire la différence et écraser les Lorrains (1-5). A Montpellier, ils avaient tous pesté en chœur contre l’état de la pelouse de la Mosson (0-0). Là, les Parisiens n’auront pas l’excuse du terrain cette fois. Les hommes d’Unai Emery ont peiné à produire du jeu et à mettre en danger les Dijonnais, la faute autant à l’organisation adverse qu’au niveau de jeu affiché de certains cadres parisiens. 

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Neymar a longtemps été en-dedans, semble-t-il en manque de fraicheur – un constat finalement global – et pas vraiment concerné sur le plan défensif, Mbappé actif et maladroit (on y reviendra) pour sa première titularisation de la saison en pointe, Di Maria énormément de déchet – même si sa passe pour Mbappé méritait mieux – Rabiot en dilettante dans ce rôle de sentinelle qu’il n’affectionne pas. Sans oublier le pari peu convaincant d’Unai Emery d’aligner Daniel Alves au milieu de terrain, tant le Brésilien a parfois mis les siens en difficulté sur le plan défensif. Mais à l’arrivée, ça passe, même dans la douleur pour les Parisiens, qui prennent le large en tête du championnat avec six points d’avance sur Monaco désormais. Et on est en droit de penser, vu le scénario du début de saison, que le PSG présentera un visage bien différent, mardi soir contre Anderlecht en Ligue des champions.

Mbappé, de l’activité et beaucoup de maladresse

On l’a vu lever les yeux au ciel à plusieurs reprises sur la pelouse du stade Gaston-Gérard. Pas parce qu’il manquait de munitions, comme ce fut le cas en première période, notamment. Mais parce que Kylian Mbappé, titularisé en pointe en remplacement d’Edinson Cavani, a eu les occasions pour faire mouche et gonfler son compteur buts. Mais si l’international français est tombé sur un Baptiste Reynet très, très inspiré sur sa ligne, il a aussi manqué de tranchant dans ses tentatives (57e), à l’image de ce face-à-face perdu avec le portier dijonnais (63e) et, surtout, de sa reprise à bout portant sur un service de Di Maria qui aurait dû faire mouche (68e). Mais à l’arrivée, c’est un de ses éclairs sur le côté gauche dans la surface qui amène le but victorieux de Meunier.

Meunier s’est mué en sauveur

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De retour comme titulaire dans le couloir droit de la défense parisienne, Thomas Meunier n’a pas toujours été à la fête ce samedi à Dijon, comme toute son équipe d’ailleurs. Mais l’international belge a le chic pour inscrire des buts importants pour le PSG, ce qu’il a encore fait en terre bourguignonne. D’abord en reprenant avec opportunisme une frappe de Neymar repoussée par Reynet (70e), puis en arrachant les trois points pour son équipe, en propulsant un centre fort de Mbappé mal renvoyé par la défense adverse au fond des filets (90e+2). Son septième but… lors de ses 8 derniers matches toutes compétitions confondues, club et sélection mélangés.

Dijon, la digestion s’annonce compliquée

Le plan imaginé par Olivier Dall’Oglio avait failli fonctionner. Avec un pressing haut, une défense tonique et des intentions claires de jeu, Dijon a fait plus que résister au PSG, sollicitant à deux reprises Alphonse Areola, par Kwon (37e) et Djilobodji (52e). Et quand la seconde période s’est montrée plus délicate pour les Bourguignons, ils ont pu compter sur leur portier, Baptiste Reynet, incandescent sur sa ligne devant Mbappé, les montants de ce dernier – le PSG a touché deux fois la transversale, sur un coup de Daniel Alves et une tête de Marquinhos - et le coup de génie de Benjamin Jeannot, auteur d’une frappe magistrale sous la barre d’Areola, pour caresser le nul qu’ils espéraient obtenir. Mais l’opportunisme de Meunier dans le money-time aura tout changé. Des efforts vains à l’arrivée et qui pourraient laisser des traces chez les joueurs dijonnais, toujours 17es, avec six petits points.

A.D