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Diouf : « Gerets a ses raisons »

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Pour la première fois depuis l’annonce du départ d’Eric Gerets, Pape Diouf, président de l’OM, s’explique.

Robert Louis-Dreyfus a déclaré qu’il vous avait demandé lors d’une réunion à Zurich de tout faire pour conserver Eric Gerets. Vrai ou faux ?
Ce jour là, l’objet de mon voyage était de convaincre Robert Louis Dreyfus que Gerets devait rester. Je le dis en vous regardant dans les yeux et je le redirai devant les gens qui étaient présents ce jour là. J’ai été le premier à dire qu’il fallait impérativement qu’Eric Gerets reste à l’OM. L’actionnaire du club a entièrement compris les raisons qui m’amenaient à lui faire cette demande. C’est pour ça qu’il m’a dit d’y aller.

Selon Eric Gerets, aucun contrat ne lui a été proposé. Vous confirmez ?
Savoir si Eric a reçu une proposition ou non n’est pas le problème. Nous le savons très bien. On peut recevoir une proposition à un moment donné, même si elle n’arrive pas au moment où on l’attend. Eric a ses raisons. Je ne peux pas me substituer à quelqu’un, m’expliquer à sa place. Eric Gerets est un homme conscient, il a le sens de la responsabilité. Mais vous savez, Ribéry et Nasri, je voulais aussi les garder. Mais c’est la vie du football qui veut ça.

Avez-vous des pistes pour remplacer Eric Gerets ?
Non, aucune. Vous savez, je passe mon temps à dormir dans mon bureau… Alors donnez moi des pistes et je vais vous répondre. Didier Deschamps ? Pourquoi lui. Metsu ? Son nom ressort régulièrement parce que c’est mon ami. Soyons sérieux, vous savez très bien que je ne vous donnerai aucun nom. Et puis qui dit que le choix n’est pas déjà fait ?

Peut-on imaginer également un départ de votre part ?
Quand on est président de l’OM, cette situation n’est pas définitive. C’est une mission. Quand on décide de remplir cette mission, tous les jours qui passent peuvent être le dernier. Je travaille au jour le jour en espérant bâtir l’avenir. Je n’ai pas de plan de carrière. J’ai toujours privilégié l’indépendance. La mesquinerie des uns et la jalousie des autres peut vous amener à reconsidérer les choses, à vous poser des questions. Mais ces questions, je me les pose cinq minutes. A la sixième minute, je remets le bleu de chauffe pour repartir au combat.

La rédaction - Florent Germain