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Droits TV Ligue 1: Mediapro n'a pas voulu s'expliquer à l'Assemblée nationale

En plein conflit avec la Ligue de football professionnel (LFP) pour son refus de verser les 175 millions d'euros attendus début octobre, Mediapro a décliné l'invitation lancée par des députés pour une audition à l'Assemblée nationale, selon l'élu Cédric Roussel.

Mediapro n'a pas voulu s'expliquer devant les députés. Dans le cadre du conflit lié au paiement des droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, le groupe d'études parlementaire "Économie du Sport" avait lancé une invitation à l'acteur audiovisuel sino-espagnol pour une audition à l'Assemblée nationale. Mais cette demande a été déclinée, comme l'a révélé ce mercredi le député Cédric Roussel sur LCP et auprès de L'Équipe.

"On avait invité tous les acteurs, à commencer par Mediapro et le président [Jaume] Roures. Il a décliné l'invitation. Je suis très étonné. Parce que pour quelqu'un qui veut de la conciliation et de la concertation, la représentation nationale est là pour ça", a déclaré l'élu La République en Marche de la troisième circonscription des Alpes-Maritimes qui s'est exprimé sur LCP. Le co-président du groupe d'études a néanmoins pu auditionner des représentants de la Ligue de football professionnel (LFP) et du syndicat de clubs Première Ligue.

"Le contrat est là pour durer"

Un nouvel épisode dans l'affaire des droits TV de L1 s'était écrit dans la matinée, avec une conférence de presse de Mediapro. "Sans remettre en cause l'engagement" pris avec la LFP, l'éditeur de la chaîne Téléfoot a confirmé vouloir renégocier le montant dû pour cette saison 2020-2021. "Le contrat est là pour durer, nous avons cette volonté. La seule chose qu'on a demandée, c'est d'adapter les choses pour cette saison", a plaidé Jaume Roures, revendiquant au passage environ 600.000 abonnés.

Principal diffuseur de la Ligue 1 et de la Ligue 2 depuis cet été, et jusqu'en 2024, Mediapro n'a pas honoré son paiement de 172 millions d'euros attendu début octobre, mais a aussi engagé une procédure de méditation auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Ce qui a obligé la LFP à contracter un prêt, afin de verser les sommes d'argent attendues par les clubs dans le cadre de la redistribution.

JA