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Edel sauve Lyon

Apoula Edel

Apoula Edel - -

Une bourde du gardien parisien offre aux Lyonnais un point inespéré (2-2). Le match semblait pourtant promis au PSG.

Il passe dans la zone mixte un peu gêné, sans s’attarder : « Il n’y a pas d’explications. On perd deux points par ma faute. Je vais penser au prochain match… » Apoula Edel le sait : sans son énorme erreur, sur un dégagement raté, Bafé Gomis n’aurait jamais égalisé dans les derniers minutes (2-2, 87e). Et le PSG serait reparti avec les trois points de la victoire.

Un peu plus loin, Zoumana Camara évoque une « erreur grossière ». Avant d’ajouter, un peu plus clément envers son coéquiper : « Ça arrive. Edel nous a apporté beaucoup de points par le passé et j’espère qu’il continuera. Il faut le soutenir. C’est un bon gardien et on a tous confiance en lui. » Antoine Kombouaré, lui, se veut tout aussi compréhensif. « A la fin du match, je lui ai dit qu’il était important qu’il retienne cette leçon, confie-t-il. Mais il doit surtout relever la tête… »

Il n’empêche que le PSG a bien des regrets. Solides en défense, les Parisiens se sont montrés menaçants à plusieurs reprises dans ce match animé, notamment par l’intermédiaire de Nenê, premier buteur de son équipe (1-1, 63e) et qui eu le mérite d’obtenir un penalty. En cas de victoire, les Parisiens auraient pris la tête du championnat. Ils se contentent pour l’instant de la troisième place.

Les Lyonnais ont deux visages

Côté lyonnais, difficile de dire si ce match nul est un bon résultat ou non. Certes, les joueurs de Claude Puel ont été remuants en attaque, notamment grâce à Lisandro et Bastos. Mais ils ont eu toutes les peines du monde à se montrer réellement dangereux. Une équipe à deux visages, symbolisée par la folle soirée vécue par Aly Cissokho (voir par ailleurs), à la fois buteur (54e, 1-0) et expulsé sur une faute qui coûtera un penalty transformé par Hoarau (82e, 1-2).

Cette inconstance, on la retrouve dans tous les compartiments du jeu. La défense s’est par exemple montrée tout aussi imprécise dans le placement que solide dans les duels. Quant à Bafé Gomis, impeccable dans son rôle de pivot, il a raté un nombre incalculable d’occasions avant d’inscrire le but de l’égalisation (2-2, 87e). « C’est vrai que si on avait gagné, on serait co-leader, rappelle l’attaquant de l’OL. Mais vu la physionomie du match, c'est une belle opération. »

Septième du classement, les Lyonnais se déplacent à Montpellier le week-end prochain. Et cette fois-ci, ils ne pourront plus compter sur une erreur du gardien adverse.

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Cissokho, du rêve au cauchemar

Aly Cissokho avait une revanche à prendre. Contre Schalke mercredi (0-3), il n’avait pas su répondre à la vivacité de Farfan et avait été piteusement remplacé à la mi-temps. De quoi piquer l’orgueil du latéral gauche, qui avait manifestement l’intention de se rattraper contre le PSG.

Tout démarre bien pour lui : après une honnête prestation en défense, il ouvre le score (1-0, 54e) et inscrit par la même son premier but en Ligue 1. Mais une demi-heure plus tard, la soirée tourne au cauchemar. Après un tacle sur Nenê, Cissokho offre un penalty aux Parisiens et se fait expulser. La physionomie de la rencontre change complètement : Paris prend l’avantage (2-1, 82e) et joue en supériorité numérique.

Malgré l’égalisation de Gomis en toute fin de match, le latéral lyonnais n’avait pas le cœur à s’exprimer après la rencontre. Le visage fermé, il est le premier à avoir quitté le stade.