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Fernandez : « Blanc est jeune, laissez-le ! »

Luis Fernandez

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Luis Fernandez accorde sa confiance totale à Laurent Blanc à la tête du PSG et s’offusque du scepticisme ambiant qui accompagne son arrivée à la place de Carlo Ancelotti sur le banc parisien.

« L’absence de Leonardo ce jeudi après-midi m’a surpris. Quand Ancelotti, Ibrahimovic ou Lucas sont arrivés, il y avait toujours le directeur sportif avec le président. Au Real, il y avait Butragueño (le vice-président chargé des affaires sportives, ndlr) avec Ancelotti. C’est assez surprenant de ne pas voir Leonardo quand on fait venir le futur entraîneur. C’est un signe, ça m’interpelle. A Laurent Blanc de réussir sa nouvelle tâche et de montrer qu’il a les capacités de mener à bien le PSG avec tout ce que cela comporte. Il y aura des périodes délicates et il faudra à ce moment trouver les ressources pour rebondir.

Tout le monde doit montrer de la solidarité avec le nouvel entraîneur en lui témoignant qu’il est le bienvenu. Certains sont sceptiques et se posent pas mal de questions. Beaucoup d’entraîneurs comme Ancelotti, Capello, Mancini ou Mourinho sont certes des entraîneurs qui ont gagné, mais dans quelles conditions ? Avec les moyens qu’on a mis autour d’eux pour réussir. La saison dernière, le Bayern Munich et le Borussia Dortmund ont joué la finale de la Ligue des champions. Alors qu’en début de saison, le Bayern était sur le point de mettre un coup de pied au c… de Jupp Heynckes. Il a gagné trois titres ! L’entraîneur du Borussia Dortmund ne fait pas non plus rêver.

« Ceux qui me font rêver sont ceux qui gagnent »

Pour certains, il y a des entraîneurs qui font rêver. Ceux qui me font rêver sont ceux qui gagnent et qui mettent en place un projet de jeu et dont les équipes font plaisir à voir. Le dernier qui m’a donné du plaisir, c’était Guardiola. Il a dégagé quelques grands joueurs parce qu’il a su mettre un collectif en place et un jeu qui gagne. Pourquoi Laurent Blanc ne peut pas imposer sa marque et son style ? Certes, il a un palmarès qui ne parle pas pour lui, parce qu’il n’a pas gagné énormément. Il est jeune, laissez-le ! On en reparlera dans six ou huit mois. Je peux aussi dire que l’absence de Leonardo me pose des questions. Quand il faut aller au Trocédaro avec Zlatan, il est là. Mais c’est facile. »

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