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Fernandez : « Pas de révolution mais des idées nouvelles… »

Jean Fernandez

Jean Fernandez - -

Après cinq saisons sur le banc auxerrois, Jean Fernandez s'est engagé avec l'AS Nancy Lorraine. Le choix du cœur pour un entraîneur séduit par le discours de Jacques Rousselot, le président lorrain.

Jean Fernandez, quels sont vos objectifs pour la saison prochaine à la tête de l’AS Nancy-Lorraine ?

Cela sera déjà de bien démarrer la saison. Je connais bien l’équipe même s’il y aura certainement des départs, mais compensés par des arrivées. L’idée c’est de faire la meilleure saison possible. Le club est bien installé en Ligue 1, il faut maintenant faire mieux que ce qui a été fait, même si Pablo Correa a fait un travail de qualité. Il n’y aura pas de révolution mais simplement des idées nouvelles et un management différent. J’ai beaucoup d’ambition et le président m’a fait sentir qu’il en avait aussi beaucoup.

Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre Nancy ?

Ce qui a fait la différence, c’est de se sentir désiré par le président Rousselot. Dès l’annonce du départ de Pablo Correa, le président m’a sollicité et a insisté sur le fait qu’il avait envie de me faire venir. Cela a été primordial, car dans un club, le binôme président-entraîneur est très important. A travers nos discussions, on a senti que l’on avait la même idée sur le football de haut niveau, la même approche, le même fonctionnement et cela a été déterminant dans ma décision. Nous sommes partis pour bien travailler avec le président.

Avez-vous déjà une idée du visage de votre équipe pour la saison prochaine ?

Depuis quelques temps, j’ai beaucoup réfléchi. J’ai vu beaucoup de matchs pour connaître un petit peu les joueurs. J’aurai toutes les informations dans les prochains jours. Je vais discuter avec Éric Martin (ndlr, le nouveau recruteur de l’AS Nancy Lorraine), Pablo Correa et d’autres personnes présentes au club et qui connaissent l’équipe pour essayer de gagner un petit peu de temps en début de saison.

« J’ai envie d’être à la hauteur »

Malgré votre expérience, ressentez-vous une petite appréhension à l’heure de commencer à travailler dans votre nouveau club ?

Il y a toujours une petite appréhension. J’ai senti une grande confiance de la part de Jacques Rousselot et j’ai envie d’être à la hauteur. Je viens avec beaucoup d’ambition et beaucoup d’envie, avec toujours cette passion qui me domine. Tant que j’aurais cela je continuerais à entraîner. Des gens que j’apprécie beaucoup comme Michel Platini, Arsène Wenger, Aimé Jacquet ou Marcel Husson sont aussi passés par Nancy. 

Les supporters nancéens ont l’impression qu’avec vous, il ne peut rien arriver au club. Est-ce une responsabilité supplémentaire ?

Oui c’est une grosse responsabilité. J’ai eu beaucoup de messages de soutien et de sympathie de gens qui sont contents que je vienne à Nancy. Mais tout cela ne me fait pas peur. Je suis quelqu’un de passionné, qui vit pour le foot et, à partir de maintenant, je vais consacrer toute mon énergie pour la réussite de Nancy.