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Fernando : « Lyon n’est qu’une étape »

Le milieu de terrain girondin ne veut pas que son équipe et lui-même se focalisent uniquement sur le choc à venir face à Lyon

Le milieu de terrain girondin ne veut pas que son équipe et lui-même se focalisent uniquement sur le choc à venir face à Lyon - -

Fernando reconnaît l’importance du match contre Lyon le week-end prochain en vue du titre. Le milieu de terrain brésilien affirme néanmoins que son club, Bordeaux, ne devra pas se mettre trop de pression avant cette affiche.

Dimanche soir, pour la 32ème journée de Ligue 1, Bordeaux reçoit Lyon à Chaban-Delmas. Est-ce le tournant de la saison pour les Girondins ?
Ce match contre Lyon est très important. Si nous voulons continuer à croire au titre, nous devons remporter cette rencontre. Après, il ne faut pas se tromper d’objectifs. L’important n’est pas de battre Lyon, c’est de pouvoir encore croire au titre à la fin du championnat. Il ne faut pas trop se focaliser sur ce match, se mettre une trop grosse pression. Il faut penser aussi à ce qui nous attendra par la suite. Après Lyon, on se rend à Rennes. Lyon n’est qu’une étape. Si on gagne contre l’OL et que derrière, on perd un ou plusieurs matches, ça n’aura servi à rien. Cette semaine, il faut bien se préparer. On fera le bilan dimanche soir après le match.

Juninho a déclaré dimanche soir après le match contre Monaco que Marseille et Bordeaux méritaient d’être champions...
Entre Bordeaux, Marseille et Lyon, les deux équipes les mieux placées pour le titre, c’est l’OM et l’OL. Au niveau de la qualité de l’effectif et des moyens dont ils disposent, ils nous sont supérieurs. Après, en tant que troisième du classement, Bordeaux sera là jusqu’à la fin. On a tous envie de gagner ce titre. Après, on a quelques petits problèmes d’effectif avec les blessures de joueurs importants comme Cavenaghi, Henrique ou Jussiê. On verra bien ».

Fernando, vous revenez d’une suspension de quatre matches au meilleur des moments. En plus, vous avez marqué contre Auxerre (2-0)...
Ma suspension m’a fait mal. J’ai été absent des terrains quarante jours. C’est long. C’était un moment difficile à vivre pour moi, surtout que mes deux derniers matches avaient plutôt été bons contre Saint-Etienne et Grenoble. Après, j’en ai profité pour travailler. Je me suis préparé pour cette fin de saison. Je suis prêt.

Contrairement à Taye Taiwo (de l’Olympique de Marseille, ndlr) qui n’hésite pas, par exemple, à dire haut et fort qu’il croit au titre, personne à Bordeaux ne se positionne clairement sur le sujet. Est-ce par manque d’ambition ?
Je pense que si Taiwo parle comme ça, c’est qu’en ce moment Marseille est en pleine forme en championnat. Ils ont gagné 3-0 à Saint-Etienne, ils viennent de battre Grenoble 4-1. Ils sont en confiance. On est ambitieux à Bordeaux mais après on ne s’enflamme pas. On a retenu la leçon du mois de février où après une belle série, on a connu une baisse de régime. C’est aussi, je pense, en réaction après nos dernières prestations. On a eu du mal à battre Lorient et Nancy par exemple alors que pour être champion, c’est le genre de matches qu’il faut gagner haut la main. Marseille le fait, pas nous. Soyons prudents.

Des candidats au titre, Bordeaux a le calendrier le plus favorable. Est-ce de bon augure ?
C’est sûr que contrairement à nos adversaires, notre calendrier est allégé en matière de confrontations directes. Bordeaux va jouer contre des équipes mal classées mais ce n’est pas pour ça que ce seront des matches faciles à jouer. On l’a vu contre Nancy, qui était venu à Chaban-Delmas très regroupé derrière. Bordeaux s’est imposé sur le fil mais pour être champion, il faudra que l’on fasse la différence plus rapidement et surtout ne pas perdre de points en route.

Un mot sur votre avenir personnel, vous avez été récemment lié avec le PSG...
J’ai lu cette information dans la presse. C’est faux, je ne suis pas en contact avec le PSG. Je ne sais pas encore ce que je vais faire en fin de saison. La priorité pour le moment, c’est le terrain. Une chose est sûre, l’année prochaine, je veux disputer la Ligue des Champions.

La rédaction - Luis Attaque