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Fichage ethnique: le PSG renvoyé en commission de discipline

Le conseil national de l’éthique (CNE) de la Fédération française de se football a publié un communiqué dans lequel il indique avoir saisi la commission de discipline de la LFP dans l’affaire du fichage ethnique de certains recruteurs du PSG.

L’affaire du fichage ethnique au sein des cellules de recrutement du PSG va rebondir devant la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP). Ce qui ouvre la porte à des sanctions pour le club parisien. Le Conseil National de l’Ethique (CNE) a publié, ce vendredi, un communiqué dans lequel il explique avoir reçu plusieurs responsables ou anciens responsables du PSG. 

"Les pratiques présumées discriminatoires ne sont pas établies"

"A l’issue de ces auditions, le CNE a décidé de saisir la Commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel (LFP), indique un communiqué. Il ressort de ces auditions que des fiches faisant mention d’une origine ethnique ont bien été utilisées dans les cellules de recrutement du PSG jusqu’en 2018. En revanche, les pratiques présumées discriminatoires ne sont pas établies."

Une décision qui ouvre la porte à des sanctions

C'est une étape supplémentaire, dans le déroulé de la justice sportive, qui ouvre donc clairement la porte à des sanctions. Ils étaient quatre jeudi à être entendus durant une vingtaine de minutes chacun par 5 membres du conseil national de l'Ethique: Jean-Claude Blanc, directeur général du PSG, Olivier Létang, directeur sportif du club à l'époque des faits et les deux principaux recruteurs parisiens, Pierre Reynaud responsable de l'ile de France et Marc Westerloppe par qui le scandale est arrivé en charge du recrutement hors ile de France. 

Selon les règlements, tout dirigeant ou éducateur sanctionné pour comportement discriminatoire risque une amende et 5 mois de suspension, des sanctions sportives qui s'ajouteraient à d'éventuelles sanctions pénales décidées par la justice. La saisine de la commission de discipline a été prise à l’unanimité des cinq membres présents (sur 7 puisque Frédéric de Saint-Sernin et Marinette Pichon étaient absents). 

"Des faits reconnus"

"Des fiches ont été utilisées depuis de nombreuses années jusqu’en 2018, avec l’origine ethnique, indique Arnaud Flanquart, président du CNE. Ce sont des faits qui ont été reconnus par les différentes personnes présentes auditionnées. Le conseil national de l’éthique s’est prononcé de manière unanime pour renvoyer l’affaire devant la commission de discipline."

NC avec Loïc Briley