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Franck Kita, le « jaune » héritier

Franck Kita et Michel Der Zakarian

Franck Kita et Michel Der Zakarian - -

A seulement 31 ans, Franck Kita, directeur délégué du FC Nantes et fils de Waldemar, son président, joue un rôle majeur au FCN. Il a réussi à apporter de la sérénité au sein d’un épatant promu qui défie Monaco ce dimanche soir.

En milieu de semaine, Waldemar Kita a dû être hospitalisé. Victime d’une rechute d’une pancréatite aigüe, le président du FC Nantes à la santé fragile peut heureusement compter sur son fils pour conduire les affaires nantaises. Depuis trois ans, Franck Kita est directeur général délégué du club aux huit titres de champion de France. Mais il est en fait bien plus que ça. Présent tous les jours à la Jonelière, il réussit là où Christian Larièpe, Pascal Praud, Gilles Favard ont échoué. S’il a commencé par s'occuper des produits dérivés, Franck Kita a vite occupé d’autres fonctions avant de devenir le relais de son père auprès du groupe, de Michel Der Zakarian, mais aussi de Samuel Fenillat, directeur du centre de formation.

Lorsqu’on lui demande pourquoi son club, promu en L1, occupe à la surprise générale, le haut de l’affiche, l’intéressé se félicite d’ailleurs de la « fusion entre le centre de formation et les pros. Sur le plan humain, il y a une certaine entente, ajoute-t-il. Tous ces détails se retranscrivent sur le terrain. C’est ce qui a changé. » Oui, après des années d’errements, Nantes a bien changé. Et son directeur délégué (31 ans), plus jeune que Fabrice Pancrate (33 ans), n’y est pas étranger.

F. Kita : « Je ne suis personne »

C’est que Franck Kita donne tout pour le FC Nantes, à commencer par son temps. « On ne fait que ça, je ne sais pas si les gens se rendent compte, lâche-t-il. Toute la journée, on est là et quand on rentre, on pense foot. On se réveille la nuit, on pense FC Nantes. Je ne vis que de ça. » Le FCN dans le sang, Kita Junior ne compte pas ses heures, ne se sépare jamais de son téléphone qui lui sert, notamment, à être contact permanent avec son père. « C’est lui le président et donc lui qui prend les décisions », rappelle-t-il.

Et puis il y a le travail. Kita n’a que ce mot là à la bouche. « Travail, travail, travail », dit-il amusé lorsqu’on lui demande ses trois maître mots. Du boulot qui ne va jamais sans une exigence extrême. « Pour moi, il n’y a jamais rien qui va et c’est ça qui est top, s’exclame-t-il. C’est comme ça qu’on progresse. » Mais ce n’est pas parce que le travail, et notamment le sien, commence à payer que le dirigeant nantais recherche les lumières. « Je n’aime pas parler de moi, on ne va pas faire une autobiographie ! Je ne suis personne. Parler de travail, de moi non. »

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