RMC Sport

Gameiro : « Jouer le podium avec Paris »

-

- - -

En rejoignant la capitale plutôt que Valence, l’ancien buteur lorientais espère enflammer le Parc des Princes et qualifier le PSG pour la Ligue des champions avant peut-être l’Euro 2012 avec les Bleus. Entretien exclusif avant départ en vacances aux Antilles.

Kévin, vous avez été en contact très avancé avec Valence. Pourquoi avoir finalement choisi le PSG ?

Paris a toujours été mon club de cœur. Quand j’étais petit, je rêvais de jouer au Parc des Princes. Je suis originaire de la région parisienne. J’ai de la famille ici. Paris est un club que j’aime beaucoup. Le discours de Laurent Blanc a été important. Je dois franchir encore une étape en France avec un beau projet au PSG. J’ai sauté sur l’occasion.

Laurent Blanc vous a convaincu de rester en L1 pour avoir plus de chances de jouer l’Euro 2012…

Ça a joué, c’est vrai. Partir à l’étranger à un an de l’Euro, c’est un risque. Il faut un temps d’adaptation, s’adapter à une autre langue, une autre culture. Paris, c’est la capitale, un gros club en France. C’est une belle occasion de franchir un nouveau palier en France.

Avez-senti que le PSG tenait beaucoup à vous ?

Oui. Que ce soit l’entraîneur (Antoine Kombouaré) ou le président (Robin Leproux), ils ont fait le maximum pour me récupérer. Les derniers jours, Paris a cassé sa tirelire pour m’avoir (le transfert est estimé à 15M€ bonus compris, ndlr). Ça m’a touché. J’ai eu deux fois Antoine Kombouaré au téléphone. J’ai vraiment senti que j’étais sa priorité. Il m’a dit qu’il ferait tout pour me récupérer. Il a réussi.

L’arrivée des nouveaux actionnaires qataris a-t-elle aussi changé la donne ?

C’est surtout le projet qu’ils veulent mettre en place qui m’a intéressé. Quand un club a de l’argent, c’est toujours plus facile de former une équipe capable de jouer les trois premières places.

A Paris, la pression ne ressemblera en rien à ce que vous avez connu à Lorient. Etes-vous préparé à cela ?

Oui, je suis prêt. Pour moi, ce sera une bonne pression. J’avais envie de connaître ça. A Paris ou à Valence, la pression est la même car ce sont deux grands clubs. A moi de m’adapter. Je ne me fais pas de souci de ce point de vue-là.

Vous aviez aussi l’habitude de jouer dans un système qui favorisait le beau jeu…

J’ai effectivement besoin d’évoluer dans une équipe qui aime jouer au ballon, qui veut marquer des buts. C’est la philosophie du PSG. Ils ont produit du beau jeu cette saison. C’est aussi cela qui m’a attiré.

On imagine que vous avez parlé du PSG avec Guillaume Hoarau et Mamadou Sakho lors de la tournée de l’équipe de France en Europe de l’Est…

Oui, ça a aussi joué sur mon choix. Quand on connaît déjà certains joueurs, l’adaptation est plus facile. Ils m’ont lancé des petites piques durant tout le séjour pour que je signe à Paris. C’est marrant parce qu’Adil (Rami) m’incitait à aller à Valence. L’ambiance était bon enfant.