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Gignac et l’OM dans l’impasse

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Sérieusement touché aux adducteurs, l’attaquant marseillais sera absent des terrains durant deux mois. Ce couac n’arrange personne. Car il pourrait bien remettre en cause le départ d’André-Pierre Gignac de l’OM dès cet hiver.

2011 n’est vraiment pas l’année Gignac. Et le début d’année 2012 ne s’annonce pas tout rose non plus. Vendredi à Caen (2-1), l’attaquant marseillais a rejoint le vestiaire en larmes, aidé par le kiné et le magasinier de l’OM. Victime d’une très violente douleur aux adducteurs, le joueur s’était effondré quelques secondes plus tôt, tout près de son entraîneur, Didier Deschamps, avec qui il avait eu un sérieux accrochage quelques jours auparavant. L’image, très spectaculaire, ne laissait rien augurer de bon. Le diagnostic, tombé ce samedi, a confirmé la tuile. Selon nos informations, les examens effectués ont révélé une lésion de rupture de l'adducteur gauche, celui qui n'avait pas été opéré quand l'ancien Toulousain s'est fait soigner d'une pubalgie en mai dernier. André-Pierre Gignac sera indisponible environ deux mois. Il ne rejouera donc pas au football en 2011.

Compte tenu des rapports tendus entre le joueur et Didier Deschamps, un prêt dès cet hiver était sérieusement envisagé. Ce nouveau pépin physique arrive donc au plus mauvais moment pour Gignac. Et pour l’OM. « Entre les gênes et les douleurs, il a un problème latent depuis des mois », expliquait Deschamps vendredi. Outre ses statistiques faméliques (aucun but en L1) et son faible temps de jeu (1 titularisation), ses ennuis de santé à répétition ne vont pas encourager les clubs à se pencher sur son cas. L’Olympique de Marseille pourrait donc être contraint de garder son avant-centre jusqu’à la fin de la saison. Comme cet été, lorsque Gignac avait été poussé vers la sortie avant d’être retenu par la manche faute de remplaçant. L’histoire chaotique entre le natif de Martigues et son club de son cœur risque de durer encore quelque temps.