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Ginestet : « Les propos de Gress sont inacceptables »

A peine la saison débutée, l'entraîneur strasbourgeois Gilbert Gress est déjà sur la selette.

A peine la saison débutée, l'entraîneur strasbourgeois Gilbert Gress est déjà sur la selette. - -

A peine la saison démarrée, le RC Strasbourg est déchiré par les luttes intestines entre l’entraîneur Gilbert Gress et l’ex-président Philippe Ginestet. Mercredi, le conseil d’administration du club se réunira, et devrait entériner le départ du coach.

Les jours de Gilbert Gress à la tête de l’équipe semblent comptés. Depuis ses récentes déclarations à l’encontre de l’ancien président Philippe Ginestet, qui a pris du recul cette saison en se limitant à un statut d’actionnaire principal, le coach alsacien est quasiment condamné. En cause le coup de gueule, lâché vendredi après la défaite des Strasbourgeois contre Châteauroux (2-1), lors de la première journée de Ligue 2 : selon Gress, l’ancien président a demandé à Grégory Paisley, transféré depuis à Nice, de le critiquer dans la presse. « J'ai la preuve de ce que je dis. Grégory Paisley me l'a avoué dans mon bureau entre quatre yeux. Apparemment, je ne suis pas le premier à qui cela arrive. Jean-Christophe Devaux avait fait de même avec Jean-Pierre Papin. Ce monsieur (Ginestet) est un récidiviste. »

Interrogé sur RMC dimanche, Ginestet a qualifié les propos de l’entraîneur d’ « inacceptables », et parle de sanctions. Une réunion exceptionnelle mercredi du conseil d’administration a été provoquée par Léonard Specht, le nouveau président de la SASP. Des décisions vont être prises rapidement, et gageons qu’elles ne vont pas tourner en faveur de Gilbert Gress... Ce dernier est pour sa part resté droit dans ses bottes. « Je ne vois pas pourquoi on parle de sanction, a déclaré à RMC Gilbert Gress. Si M. Ginestet qui n’est plus président mais qui tire encore les ficelles avait quelque chose à me dire, il n’avait qu’à venir à mon bureau, j’y suis tous les jours, et non pas passer par Paisley ».

Reste à connaître l’opinion de Léonard Specht, le président muet, qui est un ami de Gress et le soutient. Face à la tournure des événements, Specht pourrait être amené à lâcher son entraîneur. Déjà, le téléphone chauffe pour trouver un successeur : Luis Fernandez a été indirectement contacté mais a décliné, Jean Tigana et Alain Giresse aussi ont été contactés. Mais celui qui semble tenir la corde est Jean-Pierre Papin, qui avait fait remonter Strasbourg en Ligue 1 avant d’être remercié par… Ginestet. JPP serait prêt à retourner en Alsace. Dans les jours qui viennent, à l’issue de la réunion de mercredi, on pourrait donc assister à l’incroyable scenario : Specht sacrifiant Gress pour appeler Papin, ennemi de Ginestet ! Strasbourg, « l’OM de l’Est », comme l’a rappelé dimanche sur les ondes de RMC Ginestet, fidèle à sa réputation.

La rédaction