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Girard : « Ce n’est pas la fin du monde »

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Après le revers concédé samedi à Valenciennes (1-0), l’entraîneur montpelliérain refuse de tirer la sonnette d’alarme. Pour René Girard, l’équipe héraultaise doit garder les pieds sur terre, sans se soucier de ses concurents.

René, quel discours avez-vous tenu à vos joueurs après cette défaite à Valenciennes ?

Le même que depuis le début de la saison : soyons présents, rigoureux et attentifs. Ne nous égarons pas. On vient de vivre une petite déferlante médiatique. C’est bien de remettre les pieds dans les chaussons, de rester calme. On va s’occuper de nous-mêmes et des deux matches qu’il nous reste à disputer avant la trêve.

Quel est l’état d’esprit de vos joueurs ?

Il est bon. Quand on est en haut et qu’on gagne, on ne peut que perdre. C’est arrivé à Valenciennes. Il faut apprendre à gérer cela. Mais on a 36 points. Il y a quand même plus de bons points que de mauvais cette saison. Même les grosses cylindrées sont capables de connaître des moments difficiles. Pardonnons au « petit » Montpellier de pouvoir reprendre son souffle de temps en temps.

Qu’est-ce qu’il a manqué à vos joueurs samedi ?

Nous n’avons pas été présents dans le combat. Dans le football, il faut être conquérants et avoir le ballon.

« Le PSG reste le grand favori du championnat »

Avez-vous senti que votre équipe pouvait se relâcher ?

Non. Il faut être réaliste : ce qu’on réalise reste exceptionnel. Si on faisait un sans-faute jusqu’à la fin du championnat, vous vous lasseriez. Paris et Marseille ont connu des moments difficiles. On a loupé un match. Ce n’est pas la fin du monde. On est passé au travers, il faut en retenir les leçons et bien terminer l’année. On ne va pas tout remettre en cause à chaque petit accroc. Non. Il faut être réaliste : ce qu’on réalise reste exceptionnel. Si on faisait un sans-faute jusqu’à la fin du championnat, vous vous lasseriez. Paris et Marseille ont connu des moments difficiles. On a loupé un match. Ce n’est pas la fin du monde. On est passé au travers, il faut en retenir les leçons et bien terminer l’année. On ne va pas tout remettre en cause à chaque petit accroc.

L’objectif de Montpellier est-il d’être champion d’automne ?

Non. Ce titre ne donne droit à rien. L’objectif est de prendre des points. Ce qui m’importe, c’est ce qu’on produit sur le terrain. A Valenciennes, c’était insuffisant. Je n’ai pas apprécié du tout. Mais j’ai été joueur, moi aussi. On peut connaître des moments difficiles.

Paris revient fort…

J’ai toujours dit que le PSG était le grand favori du championnat. Ça n’a pas changé. On ne s’occupe pas des Parisiens. Ils ont d’autres moyens que nous financièrement et sportivement. Et puis, il y a aussi Lyon, Lille, Marseille même si les Marseillais sont décrochés en ce moment. Il faudra compter sur ces quatre équipes.