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Girard: « Il faut renverser la donne »

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Montpellier (13e) affronte Evian-Thonon-Gaillard ce samedi (17h) pour le compte de la 8ème journée de Ligue 1. Et après son match nul contre Schalke mercredi en Ligue des champions (2-2), René Girard et ses joueurs auront à cœur de confirmer à la Mosson.

René, est-ce que vous avez l’impression que les doutes qui habitaient les joueurs en début de championnat sont partis ?

Quand on fait un match comme on celui que l’on a fait contre Schalke 04, ce n’est pas le championnat, c’est la Ligue des champions. Quand on va chercher, à dix, à la 90ème, un résultat comme ça, c’est une bonne évolution dans la saison. Je sais que les garçons sont capables d’avancer, de franchir un cap, de retrouver leur niveau sans se presser. J’espère que l’on va pouvoir enchaîner sur quelque chose de bon mais c’est sûr que ce ne sera pas simple.

Vous affrontez Evian. C’est un peu le match qui peut vous permettre de confirmer et surtout de vous imposer à la Mosson…

On sait que ça ne sera pas un match facile. Ils vont venir ici, on a joué il y a trois jours, avec beaucoup de dépense physique et toujours le problème de la récupération qui reste le même. On l’a eu contre Saint-Etienne, on l’aura pour Evian et ça va certainement nous poser des problèmes. C’est comme ça et il faut faire avec. On va aborder ce match avec l’envie de faire quelque chose. Cette année, on a du mal à se mettre en route donc il faut renverser un petit peu la donne.

Avez-vous retrouvé les valeurs qui faisaient la force de Montpellier la saison dernière ?

On sait que le collectif et la solidarité sont des choses inévitables pour faire une bonne saison. On les avait perdus mais aujourd’hui, on en discute pour essayer de trouver des solutions. Les garçons sont très concernés et ils en parlent entre eux. Le groupe vit bien malgré les difficultés qu’il peut y avoir. Il faut rester bien concerné sur ce que l’on a à faire et pour nous, l’essentiel c’est le championnat. 

Il y a pas mal de blessés, Mapou Yanga-Mbiwa est suspendu 5 matchs. Pensez-vous que cela puisse compliquer un peu les choses ?

Je crois que j’ai vu un entrefilet : « Yanga-Mbiwa, 5 matchs ». Je suis atterré par la sanction. Je la trouve extrêmement sévère. C’est vraiment un problème d’avoir un garçon suspendu pour 5 matchs. C’est un garçon qui est exemplaire depuis qu’il est pro, qui n’a jamais eu de problème, qui a toujours été quelqu’un de très loyal et qu’il puisse prendre comme ça cinq matchs d’un coup, cela me surprend. Après, les blessés… Il va falloir bien négocier ce match contre Evian et on espère récupérer tout le monde le plus vite possible car après il y a 9 matches qui se profilent à l’horizon, donc il faudra que l’on ait toutes nos forces vives pour avancer.

Le titre de l'encadré ici

Girard et le doigt d’honneur de Schalke : « Je regrette la forme »|||

En ouverture de sa conférence de presse, René Girard a tenu à revenir sur son geste en fin de match contre Schalke (un doigt d’honneur adressé à Huub Stevens et son banc). « Je ne regrette pas le fond mais la forme de ce que j’ai pu dire ou faire, explique l’entraîneur héraultais. Je pense que c’est un geste qu’on ne doit pas faire sur un terrain de football. Mais je dirais que c’était un geste instantané. Je regrette un petit peu que le comportement de Stevens ne soit pas plus mis en évidence. Même si il n’est pas joli, c’est un geste banal. Je trouve ça un petit peu dommage qu’il puisse prendre de telles proportions, puisqu’il efface presque le résultat. »

Propos recueillis par Julien Landry