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Girondins de Bordeaux: Tensions à tous les étages

Ce vendredi, le club a dû se fendre d'un communiqué pour éclaircir la situation. Mais certaines zones d'ombre demeurent.

Et si Anthony Thiodet qui cristallise les nombreuses tensions quittait les Girondins de Bordeaux? Depuis quelques jours la question se pose au sein de la direction de l’actionnaire principal. Du côté de King Street, on a bien conscience que le dirigeant girondin pourrait constituer un fusible parfait pour calmer la colère des supporters bordelais. 

Le maire de Bordeaux Nicolas Florian aurait d’ailleurs ces derniers jours fait part de sa colère au club concernant les propos de Thiodet sur le chômage partiel. Dans des enregistrements diffusés par les Ultramarines, groupe de supporters en guerre avec l'actuelle direction, Thiodet expliquait que les salariés placés en chômage partiel continuaient à travailler, ce qui est formellement interdit: "Même ceux qui étaient en congés, ils ont continué à travailler. Même ceux qui étaient en chômage partiel, ils ont continué à travailler", assurait-il dans un enregistrement qui a fait grand bruit.

Le 29 mai, Anthony Thiodet avait précisé sa position sur l'antenne de BFM TV: "Dans les faits, dès le début de la crise et dans le strict respect des dispositions administratives, nos salariés ont commencé par solder leurs congés. Puis, en fonction des besoins du club, ils ont été placés en chômage partiel, total ou partiel. Aucun des 32 collaborateurs que je gère n'a travaillé pendant cette période de chômage partiel ou n'a reçu d'instruction de son supérieur hiérarchique."

Selon une source proche de l’actionnaire américain, le président Frédéric Longuépée, lui aussi dans le viseur des supporters, conserve pour autant la confiance du fond d’investissement. 

L'imbroglio Lafarge

Un dernier élément a provoqué la colère des supporters et de plusieurs salariés. Ces derniers jours la direction du club songeait à un départ de David Lafarge le monsieur sécurité historique des Girondins. Un départ qui aurait provoqué un séisme au club tant cet employé fait l’unanimité auprès des salariés et des supporters ultras. Face à la fuite de certaines informations et rumeurs, les Girondins de Bordeaux ont changé de braquet et souhaité conserver le salarié, comme ils l'expliquent dans le communiqué publié ce vendredi. 'Dans ce domaine David Lafarge a fait un travail remarquable. Prétendre que le club voudrait se séparer de lui est un mensonge, et une malveillance commise à son encontre. David a toute sa place parmi nous."

Pour autant David Lafarge devrait voir son pouvoir de décision fortement rogné. Un directeur de la sécurité devait être recruté au club ces prochaines semaines. 

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