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Gonalons : « Quand Zlatan n’est pas là, c’est différent »

Maxime Gonalons

Maxime Gonalons - -

Invité de Luis Attaque au lendemain de la victoire de l’OL contre Paris (1-0), Maxime Gonalons a avoué que le PSG faisait (un peu) moins peur sans Zlatan Ibrahimovic. Le capitaine lyonnais évoque également ses objectifs de fin de saison.

Maxime, on imagine que vous allez mieux mieux qu’au lendemain de la défaite contre Saint-Etienne (1-2)… 

La défaite du derby nous a fait mal mais on a su rebondir. On prend des points importants. Hier (dimanche), on a fait une grosse performance. C’est bien ce qu’on a réalisé car ce n’était pas gagné au départ face à cette très belle équipe du PSG 

Vous avez su résister face au PSG en produisant du jeu…

On a fait plus que résister. Ils ont des joueurs capables de garder le ballon dans des situations parfois difficiles. On n’a rien lâché, on a eu un état d’esprit irréprochable. Il y a eu un turnover, il ne faut pas oublier les remplaçants aussi. Cela montre que le groupe a des qualités pour bien finir la fin de saison.

Votre mauvais début de saison vous laisse-t-il des regrets ?

On a toujours des regrets, même si la saison n’est pas finie. Ce sont des points qu’on a perdus en fin d’année, des matchs où l’on a maitrisé dans le jeu. Et là c’est peut-être des points qui nous manquent pour aller chercher cette troisième place. C’est le foot. On avait gagné des matchs à la dernière seconde aussi. On est passé par des moments très difficiles et, aujourd’hui notre force est notre état d’esprit.

Et puis dimanche, il n’y a pas eu d’erreur d’arbitrage !

Ces derniers temps, on n’avait pas été aidés par des situations face à des concurrents directs. Quand on donne tout sur le terrain, on est récompensé. Il faut continuer. Il reste cinq matchs et il faut les jouer à fond.

Le fait d’avoir battu les Parisiens vous inspire-t-il avant de les retrouver samedi en finale de la Coupe de la Ligue ?

Ils vont être revanchards, forcément. Quand tu perds face à une équipe et que tu la rejoues une semaine après, c’est toujours une occasion pour effacer cette défaite. C’est délicat pour nous. On va jouer face à la meilleure équipe du championnat. Il faudra être encore plus costaud au Stade de France, où l’on n’a pas l’habitude de jouer dans les conditions d’une finale.

« Le Brésil est dans un petit coin de ma tête »

Cette équipe est-elle davantage prenable quand Zlatan n’est pas là ?
Franchement, quand Zlatan n’est pas là, c’est différent. C’est un joueur qui a un impact sur son équipe, mais surtout son adversaire. Par sa vision du jeu, par sa puissance. C’est un joueur exceptionnel et quand il n’est pas là, c’est mieux pour l’adversaire. En tout cas, on essaie de faire abstraction de ça. On a eu une très bonne équipe face à nous hier et on aura une très bonne équipe face à nous la semaine prochaine. Même si Zlatan n’est pas là, il y a d’autres joueurs capables de faire la différence à tout moment.

Alors que l’élimination du PSG contre Chelsea en Ligue des champions lui a fait mal, on a l’impression que votre revers contre la Juventus en Ligue Europa a vous a donné de la confiance…

Oui, cette double confrontation a été bénéfique. On a un groupe jeune, dans lequel peu de joueurs avaient disputé un quart de finale d’une Coupe d’Europe. Cette expérience en Ligue Europa ne peut que faire grandir l’équipe. En plus, on n’était pas loin de réaliser quelque chose de grand.

Votre performance vous redonne-t-elle confiance pour l’équipe de France ? 

Je vous l’avais dit, je ne lâche rien. C’est sur ces gros matches qu’on est jugé essentiellement. Hier, j’ai encore donné tout ce que j’avais dans les jambes, même si ça devient dur en fin de saison. L’équipe a été magnifique dans tout ce qu’elle a entrepris. Et forcément, quand on gagne, tout le monde en tire les bénéfices.

Quels sont vos objectifs de fin de saison ?

On est des compétiteurs. Il faut toujours essayer de décrocher les meilleurs choses possibles : aller gagner cette Coupe de la Ligue et décrocher la quatrième place. Et pourquoi ne pas être de l’équipe qui ira Brésil ? C’est dans un petit coin de ma tête mais c’est en fin de saison. On verra.

Naples vous convoitait cet hiver. Irez-vous voir ailleurs cet été ?

Je ne vais pas faire de langue de bois mais il y a eu assez de discussions durant le mois de janvier, durant lesquelles j’avais dit que je voulais finir cette deuxième partie de saison et que l’on discuterait pendant l’été. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Il faut d’abord finir cette saison et on verra ensuite.

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La rédaction