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Gourcuff, l’homme de cristal

Yoann Gourcuff, le monsieur poisse du foot français.

Yoann Gourcuff, le monsieur poisse du foot français. - -

C’est le Pierre Richard du foot français. Yoann Gourcuff accumule les blessures - douze depuis qu’il a signé à l’OL en 2010 – à un rythme des plus soutenus. Dernière en date ce lundi, avec une entorse contractée en… sortant son chien !

Une entorse de la cheville en promenant son chien, seul Yoann Gourcuff pouvait connaître pareil affront. Si ce n’était pas écrit, on aurait pu l’inventer. Mais de quoi est fait Yoann Gourcuff ? Douze blessures en quatre saisons avec l’OL, cela commence à faire beaucoup. Une légende malheureuse que le joueur de 27 ans se construit bien malgré lui, et qui fait beaucoup rire la Ligue 1 et les fans de foot.

Comment oublier ce match contre Nantes de février dernier où l’ancien Bordelais s’est fait mal au poignet…en tapant dans la main de Lacazette pour le féliciter. Gourcuff, c’est du cristal. Très brillant, mais trop fragile. Un joueur que seul le Gunner Abou Diaby peut se targuer de concurrencer à l’infirmerie. A se demander si un championnat entre les deux hommes ne se joue pas…

Une situation qui agace de plus en plus

Le Lyonnais a bien repris l’entraînement, ou plutôt la « marche », ce mercredi matin à la Tola Vologe. Cette nouvelle blessure compromet les chances de Gourcuff de participer au match capital pour l’Europe samedi à Nice. A Lyon, où l’international français est arrivé en août 2010 pour plus de 22 millions d’euros, la situation agace de plus en plus. Cette entorse à la cheville, la même qui avait tournée le 30 mars dernier lors du derby face à Saint Etienne, c’est peut-être celle de trop.

La liste des soucis du numéro 8 lyonnais est presque invraisemblable. Premier pépin, le talon d’Achille, trois mois après son arrivée dans la capitale des Gaules, sur un tacle de l’Allemand Metzelder de Schalke 04 : résultat 45 jours d’arrêt. Deuxième épisode en février 2011 face à Arles-Avignon : ongle cassé, 21 jours d’arrêt. Rebelote trois mois plus tard, cette fois se sont les adducteurs qui sifflent : 50 jours d’arrêt. En juillet de la même année, c’est la cheville qui fait cette fois faux bond : 90 jours d’indisponibilité.

Une liste interminable de pépins ou autres « gourcufferies »

On reprend son souffle pour attaquer 2012. Février, ses adducteurs le font de nouveau souffrir : 60 jours d’arrêt. Chutes et rechutes s’enchaînent, 30 jours de plus. Août, le champion de France 2009 revient en forme. En fait non, mauvaise torsion au genou droit, le ligament latéral interne touché : 70 jours sans ballon. Décembre, il termine l’année comme il l’a commencé : 8 jours de repos forcés suite à une douleur aux adducteurs. Une première moitié partie de 2013 canon, et l’on se dit que le phénix a fini par renaître de ses cendres. Manqué. En août, les ischio-jambiers sonnent faux, idem début octobre. encore 60 jours loin des terrains.

2014, mais que va-t-il ajouter à sa calamiteuse légende ? Cette fois, c’est deux côtes fissurées en février, puis les adducteurs en mars, 30 jours de quille. Gourcuff renaît encore, jusqu’au derby face à Saint-Etienne fin mars. Là, c’est la cheville qui tourne sans gravité, mais encore 30 jours en moins dans la saison. La promenade du chien, c’est donc une énième « gourcufferies » dans une carrière qui en compte un grand nombre.

Outre l’OL et ses supporters, imaginez le désarroi des réservistes Bleus pour la Coupe du Monde au Brésil quand ils ont vu que le Lyonnais n’était pas dans les 23. Gourcuff présent, c’était une vraie chance d’intégrer le groupe pour le remplacer au milieu de la préparation !

Nathan Gourdol avec Edward Jay