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Grégory Coupet : « On doit faire profil bas »

Grégory Coupet, gardien de l'Olympique Lyonnais

Grégory Coupet, gardien de l'Olympique Lyonnais - -

Le gardien de l'OL, Grégory Coupet, revient sur sa blessure au genou et sur l'actualité de Lyon, son club.

Grégory, comment évolue votre blessure au genou ?
Tout va bien, j’attaque ma cinquième semaine de rééducation. L’évolution de la blessure n’est pas extraordinaire mais ça avance dans le bon sens. J’ai eu l’autorisation cette semaine d’enlever l’attelle pour marcher. Ce sont des petites victoires au jour le jour qui sont géniales. Les médecins m’avaient annoncé quatre mois d’absence. Dans ma tête, je me suis tout de suite dit que ça allait trois mois et demi. C’est pour moi le minimum.

Comment organisez-vous vos journées ?
Je suis très bien entouré à Lyon. Le matin, je travaille énormément avec le kiné pour assouplir la cicatrice, pour drainer le genou. Par contre, l’après-midi, je travaille seul en musculation. Généralement, en fin de journée, j’ai ma petite récompense en retrouvant le ballon. Depuis le tirage de la Ligue des Champions, je me suis fixé comme objectif le match du 12 décembre face aux Glasgow Rangers. Je veux absolument le jouer.

Quel regard portez-vous sur le début de saison de l’OL ?
On souffre mais c’est un peu logique quand tu perds autant de bons joueurs (Malouda, Abidal, Caçapa, Wiltord, Tiago, Berthaud)). A cela, il faut ajouter ma blessure. Ca fait donc beaucoup. On a morflé dans tous les sens. Maintenant, il faut être honnête. On a perdu des supers joueurs. Ils étaient professionnels et rigoureux avec une qualité internationale au-dessus du lot. Dernièrement, j’ai vu des images du banc de touche Lyonnais. On y a vu que des jeunes. En voyant ça, tu te dis : « Mais c’est Lyon ? » On a toujours été habitué à voir des Wiltord, des Caçapa. C’était la grosse machine Lyonnaise. Lyon est un très bon club formateur mais pour la Ligue 1 ou la Ligue des Champions, on peut se poser des questions.

Il n’y pas si longtemps de cela, on se disait que Lyon était armé pour jouer la finale de Ligue des Champions. Cette année, on a l’impression que passer le 1er tour serait déjà une bonne chose…

La réflexion est là. Nos plus belles années remontent à 2004 et 2005 contre le PSV et l’AC Milan. L’an dernier, la Roma nous a remis à notre place. On ne peut rien revendiquer, il n’y a rien à redire. Cette saison, il faut admettre qu’on doit faire profil bas. Il y a beaucoup de choses à reconstruire.

Comment vivez-vous les critiques qui s’abattent sur votre remplaçant dans les buts Lyonnais, Rémy Vercoutre ?

Je suis déçu. Il ne faut pas oublier que c’est un jeune gardien au niveau de l’expérience. Aujourd’hui, il apprend à enchaîner les matchs de Ligue 1. Ce n’est pas évident de garder sa concentration quand tu es mis en avant. Des erreurs, tout le monde en fait. Je suis déjà passé à côté d’un match et je sais que ça se reproduira. On a toujours parlé de lui comme un remplaçant de luxe et maintenant qu’il est titulaire, on ne lui fait pas de cadeaux. C’est vraiment sévère.

La rédaction-Luis Attaque