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Grosses tensions à Furiani

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Des violentes échauffourées ont éclaté entre supporters bastiais et forces de l’ordre après la défaite du club corse, samedi après-midi, face au PSG (4-0). Ces incidents ont provoqué la colère de Pierre-Marie Geronimi, le président corse, qui a violement critiqué les forces de police.

Cette 6e journée de Ligue 1 restera décidément marquée par les incidents entre supporters et les forces de l’ordre. Moins de 24 heures après la violente rixe en marge de Montpellier-Saint-Etienne (1-1) à la Mosson, d’autres incidents sont venus ternir la victoire du PSG à Bastia (4-0) à Furiani. La rencontre, qui s’est déroulée samedi après-midi, a en effet été émaillé de quelques échauffourées entre supporters bastiais et les forces de l’ordre.

Les nombreux CRS présents avaient exceptionnellement bloqué la route qui longe le stade Armand-Cesari, empêchant les supporters de rejoindre leur véhicule et de quitter les alentours après la rencontre. Ces derniers ont fait part de leur impatience en jetant des projectiles sur les cordons de CRS. Ceux-ci ont répondu en chargeant la foule, et en utilisant leur flash ball. Une jeune Bastiaise a eu les dents cassées. Une attitude qui a déclenché la colère du président bastiais Pierre-Marie Geronimi. « Les forces de l’ordre ont fait preuve de beaucoup de violence, s’est fâché le patron corse. Elles ont matraqué des gosses ! Il y a des brûlures, des gens sont commotionnés, des mères ont été séparées de leurs enfants. On ne l’acceptera plus ! Pourquoi ? Parce qu’il ne se passait absolument rien. Ce n’est rien d’autre que de la provocation. C’est histoire de dire : ‘’Ici, c’est nous les patrons, on fait comme un veut…’’»

Geronimi : « Les forces de l’ordre ont matraqué des gosses ! »

Le dirigeant bastiais n’a pas mâché ses mots à l‘égard des forces de l’ordre et donc de la Préfecture qui n’avait pas, selon lui, à déployer un tel dispositif de sécurité alors que seuls 12 supporters parisiens avaient fait le déplacement. « Il n’y avait pas de quoi disposer toute cette armada, poursuit Geronimi. Il n’y avait pas de supporters parisiens ! Il n’y avait rien ! » Ces incidents ont poussé le président du SCB à évoquer l’avenir au sujet des questions de sécurité : « Dans l’enceinte du stade, à partir de ce soir (ndlr : samedi), le club sera décideur de tout ! On n’acceptera plus que des gens gèrent des situations qui finalement nous incombent, surtout quand ils le font de façon médiocre et violente. »