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Ibra souffle le chaud et le froid

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Si la star du PSG a inscrit son 22e but de la saison face à l’OM, elle a aussi parfois été en difficulté, voire absente. Une attitude qui a déplu au public du Parc qui s’est même permis de le huer pour la première fois de la saison.

« Vous allez voir un autre Ibrahimovic, un Ibra plus rapide, plus agressif », avait promis Carlo Ancelotti samedi à 24h du très attendu PSG-OM. Critiqué depuis le début de l’année 2013 pour un rendement moins flamboyant qu’en début de saison, le Suédois n’a pas franchement répondu aux attentes de son coach. Et pourtant, dans le temps additionnel, il a inscrit, tel un renard des surfaces, son 22e but en Ligue 1 sur un service de Jérémy Ménez. Un total qui le place toujours à des années-lumière devant ses rivaux (son dauphin, Aubameyang, n’a inscrit « que » 14 fois).

Oui, mais voilà, le comportement du géant Scandinave interpelle de plus en plus. En première mi-temps, après un service de Lavezzi, « Ibra », pourtant bien placé, opte pour un crochet plutôt qu’une frappe. Mauvais choix puisque Romao s’interpose. Quelques minutes plus tard, sans doute encore vexé par cette mauvaise inspiration, il tente sa chance de loin avec sa nonchalance habituelle. Irritant d’autant que la star n’a pas survolé les débats comme ce fut le cas au match aller au Stade-Vélodrome (2-2).

Benarbia : « Il irrite ses équipiers »

Outre ses 21 ballons perdus (plus mauvais total au PSG derrière Lavezzi), Zlatan a parfois laissé l’impression de ne pas être dans le bon tempo. « Il fait la différence, c’est vrai, mais sur 90 minutes, il est souvent absent, observe Ali Benarbia, membre de la Dream Team. Il joue à son rythme à lui, mais ne suit pas celui de son équipe. Il passe son à jouer sa façon, ce qui irrite énormément les spectateurs mais aussi parfois ses équipiers qui ne peuvent pas dire grand-chose à cause de son caractère. La différence, il l’a fait énormément, c’est pour ça qu’on ne peut pas dire grand-chose pour l’instant. »
Le bilan chiffré du Suédois plaide, en effet, en sa faveur. Mais avec l’éclosion de Lavezzi ou Lucas, et l’arrivée de David Beckham, Zlatan Ibrahimovic doit composer avec de nouveaux éléments… perturbateurs ?

Aurélien Brossier