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Il n'en manque plus qu'une pour le PSG...

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Retour sur la fin de la 34ème journée de Ligue 1, la victoire du PSG à Evian et le match nul dans le derby Lyon-ASSE.

Avec le PSG, les matches finissent toujours par se ressembler. Tu veux ou tu veux pas, telle est la question. Quand ils veulent, les choses sont vites claires. Sinon, c’est plus flou. Et dès le début, on a senti un Paris moyen. Peu de mouvement, une implication intermittente, le spectacle est peu intéressant. Le PSG se crée des occasions, mais ne semble pas vouloir faire mal à Evian. Alors on se traîne, on attend. C’est mieux en seconde période. Ancelotti a certainement dû une fois de plus dire à ses joueurs que leur métier c’est de jouer au foot. Le but de Pastore est joli et il n’y a donc plus qu’à attendre un contre pour voir le deuxième. Oui, c’est à peu près ça, sauf quand Paris se met en tête d’insulter le jeu. Ibra et Lavezzi ratent des situations incroyables. Derrière, Evian y croit, mais n’est pas assez incisif pour profiter vraiment des largesses parisiennes. 1/0, le minimum semble suffire. Et tant qu’à faire, après avoir été aussi peu inspiré, pourquoi ne pas sortir du match avec une sale image ? Verratti prend un rouge, Beckham aussi. C’est fou comme sur tous les terrains dans cette fin de saison, on voit des comportements inadmissibles… Encore une victoire et le PSG sera officiellement champion. Et il n’y rien à retenir de plus…

Un beau derby

Une belle saison, un trophée, c’était la bonne année pour aller gagner le derby à Gerland non ? Et si on ajoute la possibilité de prendre la 3e place au rival, ça pouvait être jour de fête à Sainté.

Ce derby a mis du temps à s’animer. L’idée semblait d’abord être de ne pas risquer le déséquilibre. Rester en place avant tout. L’OL tente de faire le jeu, tandis que Sainté, solide joue sur la récupération et l’exploitation rapide de l’espace. C’est donc plutôt terne. Ça ne dure pas. Ça monte même vite en tension. Sur corner les Verts marquent et le match bascule. C’est bouillant en tribune et sur le terrain, l’OL veut mettre le feu. Le souci, c’est d’approcher du but de Sainté et quand l’OL vient, la conclusion est maladroite. Le côté droit est plein de bonne volonté (Fofana/Briand) mais pas assez bon techniquement. L’esprit est globalement positif, mais Sainté gère vraiment bien la partie. Lyon est trop désordonné en attaque. C’est confus, pas assez précis et Gourcuff à gauche, c’est pas vraiment probant. Face à ça, les Verts aspirent l’adversaire et en contre auraient pu boucler le match sur la fin de la première période. L’OL revient avec une volonté encore plus nette d’attaquer. Pour Sainté, les choses sont claires. On reste calme, on défend, on attend. Assez vite, Aubameyang rate une nouvelle opportunité en contre. Lyon prend des risques, mais Sainté ne parvient pas à exploiter les failles. Grenier et son adjoint, Gourcuff ont du mal à organiser le jeu lyonnais. La question de la présence de Gomis se pose alors forcément. Quitte à ne pas créer, autant mettre de l’impact non ? Gourcuff nous donne la réponse, c’est non. Au terme d’un mouvement plutôt classe entre Lui et Grenier, il égalise. Sainté est passé près de mettre la tête de l’OL sous l’eau, mais la dynamique est désormais inversée. Galtier change le premier. Hamouma prend la place d’un Mollo inutile. Je ne trouve absolument rien à ce joueur. Conduire le ballon avec la semelle même en foot à 5, c’est rédhibitoire et preuve d’un QI foot néant.

Le match est franchement agréable. Un vrai derby plein d’intensité. L’OL prend le dessus, et veut plus la victoire ou en tout cas est plus entreprenant, mais la menace verte est réelle. Gomis et Lacazette entrent. Briand et Malbranque sortent. Garde veut gagner, sans se contenter d’un nul « conservateur » de la 3e place. Gourcuff se recentre, Grenier recule. C’est osé et ça me plaît. En face, Galtier sort Brandao pour Bodmer, la différence est claire, les intentions aussi. Le jeu de Lyon est parfois plus fluide, en tout cas plus pressant. Mais Saint-Etienne s’accroche à ce nul et la fatigue des deux côtés gèle les attaques. Ce résultat doit pouvoir assurer le podium à l’OL, mais pas la 2e place car celle-ci est dorénavant promise au grand vainqueur du jour, l’OM !

Daniel Riolo