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Incidents OL-OM: "Il est dépassé par les événements", confie l’avocat du lanceur de la bouteille

L’avocat du supporter qui a lancé une bouteille d’eau sur Dimitri Payet lors d'Ol-OM explique le geste de son client. Ce dernier regrette son attitude.

Choqué par son propre geste, le supporter responsable du jet de bouteille qui a atteint Dimitri Payet à la tête dimanche soir, pendant OL-OM, s’est rendu au tribunal correctionnel pour y être auditionné. Avant ce rendez-vous devant la justice, RMC Sport a pris attache avec l’avocat du prévenu, Me David Metaxas: "Lorsque je l’ai vu ce matin au Palais, menotté, encadré par une escorte de police, il m’a tout de suite dit qu’il était complètement dépassé par les événements, qu’il regrettait vraiment ce qu’il avait fait", nous a confié l’avocat du lanceur de bouteille.

La vidéo de son lancer de bouteille, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, ne renseigne pas sur la nature de son geste. Un geste qu’il regrette profondément, d’autant plus qu’il ne nourrit "aucune forme d’animosité" à l’égard de Payet, jure Me Metaxas. Conscient de la gravité de son geste, le supporter incriminé a rappelé devant la présidente du tribunal ce qu’il avait déjà confié aux enquêteurs, ainsi qu’à son avocat, à savoir que son geste s’est produit dans un mouvement de foule, "comme un réflexe qu’il n’a pas intellectualisé".

Parfaitement lucide au moment de jeter la bouteille

"Il l’a toujours dit, et on peut le croire, que lorsque, dans le stade, les personnes se sont mises à lancer des objets sur le terrain, il a vu une bouteille d’eau devant lui. Il s’en est emparé et l’a lancé, en direction du joueur. Il se trouve qu’à ce moment-là c’est Dimitri Payet qui allait tirer le corner. Il s’est aperçu en suivant la direction de la bouteille qu’elle avait atteint Dimitri Payet à la tête. Il a dit aux enquêteurs qu’il en était resté choqué. S’il avait voulu viser là, il n'aurait jamais touché le joueur. Malheureusement, il l’a atteint. La suite, vous la connaissez."

La suite, c'est un match interrompu pendant près de deux heures, puis arrêté définitivement après un imbroglio entre les clubs, l'arbitre et la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce dont il n'était pas conscient lors de garde à vue. Parfaitement lucide au moment des faits, en revanche, même s’il était "un peu grisé", selon son avocat, ce père d’un enfant en bas âge, dépourvu d’antécédents judiciaires, insiste, il est "choqué par son propre geste". Le supporter en question n’appartient pas aux Bad Gones, ni à la mouvance ultras, mais il soutient l’OL depuis plus de vingt ans, et assiste chaque année à environ quinze matches de son équipe. Cet OL-OM, en fonction des suites qui seront données à cette affaire pourrait bien être l'un de ces derniers, si ce n'est le dernier, au Groupama Stadium.

QM avec EJ