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J. Ayew : « Je ne vais pas rester 5-6 ans à jouer des bouts de matchs »

Jordan Ayew

Jordan Ayew - -

Plus souvent remplaçant que dans le onze de départ, Jordan Ayew prend son mal en patience à l’OM. Un club qu’il ne souhaite pas quitter au mercato hivernal. Toutefois, le cadet d’André espère pouvoir inverser la tendance en gagnant ses talons de titulaire.

Avec la première place de l’OM, revoyez-vous vos ambitions à la hausse, comme par exemple décrocher le podium synonyme de Ligue des champions ?

Oui. Mais déjà être dans les cinq premiers, ce serait déjà très bien, car il y a énormément de matchs et là, ils vont commencer à s’enchainer tous les trois jours. Cela ne va pas être évident.

Justement, avec l’enchainement des matchs, postulez-vous à plus de temps de jeu ?

Bien sûr, comme tout joueur, on espère tous débuter tous les matchs. Si j’ai l’occasion de jouer, je serais très content. Ou même si je rentre 20 minutes, je serais très content aussi. Il ne faut plus que je me pose de questions. Le plus important est d’être à la disposition du coach et du collectif.

D’où vous vient votre impatience ?

Je suis un compétiteur. Je ne vais pas le cacher, je n’aime pas être sur le banc, et à Marseille, qui est un grand club, il y a de la concurrence. Je l’accepte, je ne vais pas dire que je suis content de mon temps de jeu mais je ne vais pas me plaindre. C’est à moi de prouver, il faut que je sois patient, mon entourage essaye de me canaliser. Mais je ne vais pas rester 5-6 ans à jouer des bouts de matchs. Je suis ambitieux et un compétiteur.

Pourriez-vous partir au mercato d’hiver ?

Non, au contraire. Je ne partirai pas d’ici. J’ai envie de réussir ici et je ferai tout pour.

Comment jugez-vous l’adaptation d’Elie Baup ?

Elle est très réussie. Je crois que c’est un coach qui a beaucoup d’expérience. Il était consultant, il savait tout ce qui se passait. Il connait bien le football français. Il a apporté du jeu, de l’envie, ses discours avant les matchs, de la solidarité, de l’envie de se battre pour son coéquipier. Cette année, ça vit bien. Si ça continue comme ça, ce sera très très bien. Cette année nous sommes tous revanchards (...) Il faut tirer un coup de chapeau à Elie Baup, ce n’est pas facile de faire ce qu’il est en train de faire.

Vous vous déplacez chez la lanterne rouge, Troyes. Est-ce un match piège ?

C’est vrai que c’est un match piège mais on va préparer ce match comme les autres, afin d’essayer de prendre les trois points.

Quel est votre poste de prédilection ?

Chez les jeunes, j’ai souvent joué à droite, sur le côté, mais aussi en pointe, le poste que je préfère. Mais jouer en neuf et demi ne me dérange pas non plus, c’est ce que je fais en sélection.

Un dernier mot sur votre crête, dont vous avez évité le rasage !...

Ce n’est pas que j’ai échappé à la sanction, ils le savent très bien. C’était plutôt pour ceux qui venaient d’arriver dans le groupe pro. Moi ça faisait un moment que j’étais dedans, ce n’est pas que je n’écoute pas. Si on vient me voir pour me dire de raser ma crête, j’irai la raser.