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J. Fernandez à pile ou face

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De l’issue de la guerre des clans qui oppose le président Dujon au collectif d’historiques emmené par le duo Bourgoin-Roux dépendra l’avenir de l’entraîneur Jean Fernandez à Auxerre. En fin de contrat avec l’AJA, un retour aux affaires des « papys » auxerrois pourrait inciter le coach icaunais à rester.

Dans l’ombre de la tragi-comédie qui agite aujourd’hui les hautes sphères de l’AJA, l’avenir de Jean Fernandez se borne pour l’instant à la préparation des deux derniers matchs bretons de la saison face à Brest et Lorient. Las de la politique menée par le président Alain Dujon, Fernandez ne s’imaginait pas repartir pour un nouveau bail dans l’Yonne, lui dont le contrat arrive à échéance à la fin de cette saison. Le possible retour aux affaires de Gérard Bourgoin, l’homme qui l’a installé sur le banc icaunais il y a quatre ans, pourrait cependant changer la donne.

Proche de l’ex-roi de la volaille, Fernandez apprécie le fort tempérament de l’ancien vice-président du club. Au point de lui faire endosser le costume de sauveur en lui demandant de s’installer au chevet de l’équipe lors du déplacement de la 31e journée à Toulouse, alors que le club flirtait dangereusement avec la 18e place. Revenus de Haute-Garonne avec une victoire en poche 1-0, les joueurs ont visiblement été inspirés par le discours musclé de Bourgoin. Depuis, ils ont enchaîné deux victoires dont un cinglant 4-0 face à Lyon et trois nuls, assurant quasiment leur maintien.

Un projet sportif séduisant

Le retour au pouvoir des « historiques » s’accompagnerait d’une refonte du projet sportif du club. « L’objectif c’est d’assoir l’AJA sur ses trois trépieds : former, développer, se battre et gagner », clamait jeudi soir Gérard Bourgoin dans l’exaltation d’une assemblée générale extraordinaire finalement maintenue avec ses partisans. Un programme dont Fernandez deviendrait le patron bardé des pleins pouvoirs.

Peu sollicité, malgré des touches à Bordeaux ou Nancy, le coach auxerrois ne cache pas son envie de se poser. Mais il faudra répondre à ses exigences : recruter un joueur par ligne et solder les volontés de départ de joueurs comme Pedretti et Hengbart. Un défi à la mesure de ceux qui ont fait passer l’AJA du modeste statut de pensionnaire de DH à celui de champion de France.

SR