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Kezman au plus bas

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Mateja Kezman déçoit. Le meilleur ami de Luyindula traverse une terrible crise de confiance et ne marque plus. Pire, il semble perdu.

Mateja Kezman est un finisseur qui ne finit plus. Le problème est là. Face à Lens, mercredi soir, en quart de finale de Coupe de la Ligue (2-0), l’attaquant serbe du PSG a manqué l’immanquable. On joue la 45e minute. Servi par Luyindula, Kezman se défait d’abord de Sartre. L’angle est idéal. Il n’a plus qu’à ouvrir son pied. Mais il se déchire. Son tir n’est même pas cadré. Le genre d’occase ratée où l’on ressent un petit pincement à l’estomac, par compassion pour son auteur. Les supporters de Paris n’ont pas de pitié. Les sifflets fusent. Son partenaire d’attaque Peguy Luyindula, s’en attriste. « On a effectivement évoqué ces sifflets après la rencontre, explique-t-il. Ce genre de choses arrive. Et on sait qu'un footballeur connaît toujours des moments difficiles. Il est au courant de ça, mais il est costaud et ça va aller. »

Manque de vitesse, déchets techniques…

Sylvain Armand est plus inquiet. « Dans le vestiaire, il avait l’air triste et abattu. » Pour expliquer le geste manqué, les comités de soutien au Serbe avancent une thèse amusante. L’annonce du temps additionnel par le speaker du Parc des Princes juste au moment où Kezman allait frapper dans la balle. De quoi, bien sûr, perturber un buteur plein de sang froid. Mais commente expliquer l’errance de l’attaquant parisien ? Manque de vitesse, mauvais choix, nombreux déchets techniques. Kezman a été une nouvelle fois transparent. Deuxième théorie rigolote, enfin sauf pour Paul Le Guen : le nouvel an orthodoxe, la nuit précédant la rencontre. Le Serbe aurait un peu trop fêté le changement calendaire. Le Guen essaiera tout de même de s’y s’attacher au moment d’inscrire à nouveau le nom de Kezman sur une feuille de match.