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Kombouaré : « Je suis blindé »

Antoine Kombouaré

Antoine Kombouaré - -

Fier de son bilan à la tête du PSG, l’entraîneur parisien assure être lucide sur sa situation alors qu’un départ est évoqué. Avant la réception de Nancy ce dimanche à l’occasion de la 14e journée de L1, le Kanak ne s’imagine pas ailleurs que sur le banc du PSG.

Antoine Kombouaré, avec la rencontre entre Leonardo et Carlo Ancelotti, il a beaucoup été question de votre départ durant la trêve internationale…

J’avais dit que je ne parlerai plus de mon avenir mais il revient sur la table avec cet épisode. Je n’ai jamais imaginé un seul instant ne plus être l’entraîneur du PSG. Chiffres à l’appui, j’ai le sentiment qu’on fait du bon travail. On est premiers de Ligue 1. Quoi qu’on dise, on a la meilleure défense (11 buts encaissés, ndlr) et la deuxième meilleure attaque (26 buts, ndlr). On fait un début de championnat fantastique.

Le match nul à Bordeaux (1-1) n’a pas plus aux Qatariens…

Les techniciens, et moi le premier, on n’était pas content. On sortait d’une série de sept matches en 21 jours. Les joueurs ne sont pas habitués à jouer tous les trois jours. Gameiro jouait un match par semaine (à Lorient, ndlr). Ménez jouait un match sur trois à la Roma. Pastore a avoué lui-même qu’il n’était pas habitué à jouer tous les trois jours. On a jugé l’équipe sur ce match. On a pris un bon point. On n’a pas produit le meilleur jeu. On est conscient qu’on a encore des progrès à faire. Mais après 13 journées, on prend 30 points sur 39. Jamais le club n’a eu un tel bilan. C’est une fierté pour tous ceux qui s’investissent à fond pour obtenir des bons résultats. Je ne suis pas maître de tout ce qui se passe au club. Mais pour ce qui est des techniciens, on est content de notre travail.

Avez-vous été touché par l’élan de solidarité de la part des entraîneurs de L1 ?

Je n’attendais rien parce qu’on connaît tous le métier. Ça fait plaisir. La règle, on la connaît. Le foot évolue. Tout est possible. Mon avantage est que je sais à quoi m’en tenir depuis le début. Ce qui s’est passé cette semaine, c’est la façon de fonctionner du club aujourd’hui. On est toujours en train d’anticiper. C’est tout à fait normal. J’ai prévenu les joueurs. L’idée est d’amener les meilleurs éléments, de faire progresser le club, d’aller en Ligue des champions, de gagner des titres. Il y a forcément une concurrence plus importante. C’est valable aussi pour l’entraîneur.

« Avec Leonardo, la discussion a été parfois mouvementée »

Avez-vous été blessé ? La rencontre entre Leonardo et Ancelotti n’est-elle pas un désaveu pour vous ?

Pas du tout ! Depuis le début, je sais où j’en suis, que ce soit dans mon travail ou avec les personnes qui dirigent le club. Il n’y a donc aucun souci. Je suis blindé. Je sais depuis le début que je dois rester concentré sur mon travail. C’est grâce à cela qu’on peut faire progresser le club et gagner des matches. Le reste ne me concerne pas. Je sais ce qui peut se passer au club.

Vous avez discuté avec Leonardo…

Oui, il y a eu une discussion. Elle a parfois été mouvementée. Ce qui s’est dit nous regarde. Cela reste entre lui et moi.

Peut-on faire du bon travail dans un tel contexte ?

La preuve ! C’est comme ça depuis le début de la saison ! Je ne me plains pas. J’ai dit aux joueurs de rester concentrés sur leur travail. On ne se cherche pas d’excuses et on avance. Si ça s’arrête demain, c’est la vie. On est en train de franchir un palier. J’ai envie de m’inscrire fortement dans le futur. Je ne vais pas lâcher.

On dit que votre image n’est pas aussi « sexy » que celle de Carlo Ancelotti…

Mais Ancelotti a tout gagné ! Son palmarès parle pour lui. Quand je gagnerai la Ligue des champions, on dira que je suis meilleur qu’un autre entraîneur. En tout cas sur le papier.