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Kombouaré : « Jouer le maintien tous les ans est difficile »

Lanterne rouge le 5 décembre, Valenciennes a depuis enchaîné onze matches sans défaite pour sortir de la zone rouge. Un tour de force qui surprend Kombouaré dont le nom circule du côté de Monaco.

Antoine Kombouaré, Valenciennes reste sur une impressionnante série de onze rencontres sans défaite en L1…
C’est fantastique ! Même moi je ne nous croyais pas capables de faire une telle série. On a retrouvé une confiance dans notre jeu. On joue bien, on marque des buts et on gagne. Tout est positif mais, malgré ça, on n’a que trois points d’avance sur la zone de relégation et il ne faut pas se relâcher.

Quel a été le match déclic qui vous a permis de vous relancer ?
C’est sans doute le 0-0 ramené de Lyon (29 novembre). Ensuite, on a fait un gros match contre Monaco pour gagner 3-1 après avoir été menés 1-0. Puis on fait match nul à Paris (2-2) en revenant deux fois à la marque. Là, je me suis dit qu’on avait retrouvé un moral de gagneur. L’arrivée de Jean-Claude (Darcheville) au mercato nous a fait aussi énormément de bien et a accéléré notre retour au premier plan. Il montre qu’il est encore un très grand joueur, aussi bien sur le terrain qu’humainement.

Qu’avez-vous mis en place pour réinstaurer cette confiance ?
J’ai toujours cru en mes joueurs même s’ils ne répondaient pas toujours présents. Je savais qu’eux seuls avaient les clés de notre réussite. On a beaucoup axé notre travail sur le mental, par du dialogue. Plein de petites choses ont fait qu’on a enclenché une bonne spirale.

Vous allez recevoir Lyon, Bordeaux et Paris lors des prochaines semaines. Comment vivez-vous ce rôle d’arbitre du championnat ?
Je préfèrerais jouer les arbitres une fois le maintien assuré. On a des matches très importants avant face à des équipes qui sont dans la même situation que nous. Ce serait fantastique de jouer ces rencontres-là l’esprit plus libéré.

Quel est votre favori pour le titre ?
Mon cœur penche vers le PSG (où il a joué de 1990 à 1995). Mais en regardant le calendrier et l’aspect psychologique, je dirais Marseille. Ils sont en train de remonter la pente et, avec leur effectif et les options dont bénéficie Gerets, ils ont tout ce qu’il faut.

Votre proche avenir est-il à Valenciennes ?
Je suis très heureux à Valenciennes et si on veut que je reste la saison prochaine, je resterai. J’ai failli être viré en décembre mais j’ai fait la part des choses depuis. Je suis dans un club où je travaille dans de très bonnes conditions. Après, ça fait plaisir d’entendre son nom pour des clubs comme Monaco. Jouer le maintien tous les ans est difficile et si, demain, j’ai une belle opportunité, je la regarderai avec attention.

La rédaction-Luis Attaque