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Kombouaré : « Sessegnon ? Il ne fallait pas céder… »

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Alors que son équipe se rend à Arles-Avignon ce samedi (19h) pour le compte de la 21e journée de L1, l’entraîneur parisien digère très mal le départ de son milieu de terrain vers Sunderland. Et il le fait savoir. Sans langue de bois.

Antoine Kombouaré, que vous inspire le départ Stéphane Sessegnon en partance pour Sunderland ?

Ce n’est pas le genre de situation qu’on aime. Mais on fait avec. J’ai toujours été contre le départ du joueur. Je le suis encore, mais je ne suis pas le seul décideur. Je ne suis qu’entraîneur. Je donne mon avis sur le plan sportif. Ensuite, il y a l’aspect financier et l’avis de l’actionnaire (Colony Capital). Ce qui m’intéresse, c’est la suite. Mon travail est d’amener le club le plus haut possible avec les moyens qui sont à ma disposition.

Etes-vous amer ?

C’est un joueur qui ne jouait pas beaucoup. Dans la tête, physiquement, il n’y était plus. On tourne la page. Il a gagné son bras de fer, bien sûr. Mais si le club fait une belle opération financière, le club se sauve la face. Je suis contre ces départs. Quand on ne vient pas à l’entraînement, il est interdit de céder. Sur le principe, il ne faut pas lâcher. Moi, je ne suis pas important. Sessegnon, il n’est pas important. C’est le club qui compte et qui doit montrer qu’il est costaud. Là, ça n’a pas été le cas pour des raisons financières. Mais si les chiffres annoncés sont bons (7 millions d’euros, ndlr), fantastique ! Pour un mec qui ne joue pas…

Allez-vous recruter un joueur pour le remplacer ?

Voyons d’abord ce qui se passe sur ce dossier et s’il y a un départ, un signe fort serait de faire venir un joueur. L’idéal serait un joueur de L1 car il n’aurait pas à s’adapter au championnat.

« Je vous fais un bras d’honneur et je vous emm… »

N’avez-vous pas été tenté de céder lorsque vous avez vu que Sessegnon ne voulait plus jouer pour le PSG ?

J’ai dit qu’il ne fallait pas le laisser partir à cause de la façon de le faire. Le comportement de Sessegnon a été très grave. Vous (les journalistes, ndlr) ne l’avez pas assez souligné alors que vous avez été forts pour taper sur l’équipe de France à un certain moment. Le mec est salarié, il décide de partir et ne vient plus s’entraîner. Il dit à tout le monde : « Je vous fais un bras d’honneur et, en gros, je vous emm… » Et il finit par gagner son bras de fer. Pour l’exemple, il ne fallait pas céder. On sauve la face financièrement, mais à un moment donné, il faut des exemples. Il y a un président et un actionnaire au-dessus de moi. On a essayé de renouveler le contrat de Sakho (lié au PSG jusqu’en 2012, ndlr) mais ce n’est pas possible financièrement. On n’a pas les moyens de prolonger un garçon qui est plein d’avenir et très important pour nous.

Cette affaire peut-elle avoir des répercussions sur le groupe qui se déplace à Arles-Avignon ce samedi en championnat ?

Aucune idée. Mais on n’a qu’une envie : gagner, sans se trouver d’excuse. Le reste, c’est du blabla. On est favoris. Mais je m’attends à un match compliqué. A nous de faire un grand match.