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Kombouaré sous pression

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La réception d’Arles-Avignon au Parc des Princes s’annonce cruciale pour l’entraîneur parisien Antoine Kombouaré, après la mise au point musclée de l’actionnaire Sébastien Bazin.

L'ambiance est à l'impatience chez Colony Capital. Visiblement, la défaite à Sochaux (3-1) n’a toujours pas été digérée. Agacé par certains comportements au club, l’actionnaire a frappé du poing sur la table et sommé le tandem Leproux-Kombouaré d’obtenir des résultats rapidement. Sébastien Bazin estime en effet avoir donné toutes les cartes à son entraîneur lors d’un mercato d’été au cours duquel le PSG a déboursé 9,5 millions d’euros pour s’attacher les services de Bodmer, Nenê et Tiéné.

Les trois défaites consécutives du PSG (Bordeaux, Maccabi Haifa, Sochaux) ont entamé la crédibilité de Kombouaré au sein du club. Une partie de l’effectif serait lassé des méthodes du coach. Un sentiment perçu par l’actionnaire, qui n’a pour l’instant fixé aucun objectif chiffré ni ultimatum à son entraîneur. Une défaite au Parc des Princes face à la lanterne rouge Arles-Avignon lors de la cinquième journée de Ligue 1 le placerait cependant sur un siège éjectable.

Fernandez : « J’ai peur pour le PSG ! »

Habillé du survêtement du club, le pas rapide, Antoine Kombouaré est arrivé en conférence de presse ce vendredi le visage fermé, visiblement tendu. Mais rien dans son discours n’a traduit une quelconque inquiétude sur son avenir personnel. « L'actionnaire est dans son rôle. Il paie donc il dit des choses, moi je ne m'en offusque pas. Je reste concentré sur mon travail. Quand l'actionnaire dit des choses agréables, je ne m'en satisfais pas. Quand il émet des critiques, je reste de marbre. Ça fait partie du métier. Je ne m'occupe pas de ma situation. Il faut gagner pour chasser les doutes et retrouver la confiance. »

Ancien entraîneur du club et supporter de toujours, Luis Fernandez ne cache pas ses craintes : « J’ai peur pour le PSG ! J'imagine un scénario catastrophe. Le PSG dominateur s'incline contre Arles-Avignon. Il doit absolument s'imposer, peu importe la manière, pour ne pas descendre au classement. Une défaite et c'est la crise. Antoine est un bon entraineur mais peut-être que la marche était trop haute pour lui. »