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L'OM et Bordeaux ont blindé

Le défenseur central bordelais Mickaël Ciani à la lutte avec l'attaquant marseillais Brandao.

Le défenseur central bordelais Mickaël Ciani à la lutte avec l'attaquant marseillais Brandao. - -

Dans une configuration de Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille et Bordeaux (0-0) n’ont pas réussi à marquer, aux termes d’une rencontre qui aura démontré la solidité défensive des deux formations.

Un choc avec une quantité d’histoires en filigrane. Le choc du champion et du dauphin de la saison passée, le duel des deux mondialistes 1998, Didier Deschamps et Laurent Blanc, l’hommage rendu à l’ancien patron décédé Robert Louis-Dreyfus, le premier match au Vélodrome de la saison, le retour du gardien Carrasso dans la Cité phocéenne, l’affrontement de « meilleurs ennemis » entre le buteur bordelais Chamakh et le défenseur Néo-Marseillais Diawara, la mise en concurrence de Ben Arfa sur le côté droit olympien avec Bakary Koné et Mathieu Valbuena… Etait-ce l’addition de toutes ces bonnes raisons pour regarder cet OM – Bordeaux qui ont anesthésié les protagonistes une bonne demi-heure durant ? Force est de constater que les trente première minutes ont été cadenassé par un pressing de tous les instants entre les 22 acteurs, sur une pelouse du Vélodrome neuve et arrosée qui rendait le contrôle du ballon aléatoire. Marseille et Bordeaux, que les statistiques de ces dix dernières années renvoyaient dos à dos (4 victoires de chaque, 2 nuls), n’ont pas réussi à faire plus de trois passes d’affilée, obsédés par les impératifs du repli défensif. Les latéraux ne participaient pas au jeu. Les coups-francs ne trouvaient pas de partenaires à la réception, les fautes se multipliaient, on s’acheminait vers la demi-heure de jeu, la boule au ventre.

Le tournant de la première période est arrivé suite à un centre de Valbuena, entré à la place de Bakary Koné (12e), repris de la tête par Brandao (28e), abandonné par Ciani. Chamakh répondait par une tête qui allait mourir dans les gants de Mandanda (30e). Un tir cadré partout. Le Brésilien s’empressait de faire pencher la balance en faveur de l’OM avec un tir qui trouvait le poteau de Carrasso (35e). La suite était marseillaise, avec une pression exercée sur les Bordelais, qui pliaient mais de cédaient pas. Trémoulinas écopait d’un jaune.

Une seconde période qui débutait sur un rythme haché, avec beaucoup de fautes. Chamakh prenait était avertit (46e), suivi par Wendel (53e), alors que Valbuena écopait d’un jaune à son tour côté marseillais (53e). A l’heure de jeu, la montagne accouchait d’une souris. C’est à ce moment que l’OM accélérait. Cheyrou faisait trembler la transversale de Carrasso (63e). Le meneur olympien faisait grosse impression, au contraire de Yoann Gourcuff, qui aura peu pesé sur le match (2 tirs contre 3 pour Cheyrou). Laurent Blanc faisait rentrer Plasil à la place de Gouffran, dans un souci de conserver le ballon. Bordeaux ne parvenait pas à s’imposer dans les duels, dominé par l’engagement physique de l’adversaire. Mais l’OM manquait de précision dans le dernier geste (11 tirs pour 1 cadré contre 5 tirs pour 3 cadrés pour les Girondins). Un éclair de génie de Ben Arfa, redoublé par Cissé, était sauvé par Carrasso (78e). Sur un corner des Girondins, tiré par Gourcuff, le ballon trompait Mandanda (89e), avant d'être refusé pour une poussette de Ciani sur Taiwo dans la surface. Miracle au Vélodrome ! Mention spéciale pour l'arbitre Antony Gautier, qui arbitrait son premier grand match.

Avec ce 0-0, Bordeaux fait la bonne affaire. Contrairement à la saison dernière, où Bordeaux s'était incliné 1-0 sur un but contre son camp de Chamakh, les Girondins repartent cette fois de Marseille avec 1 point, et reprennent la tête du championnat (10 points) devant Paris (10) et Lyon (10), à la différence de buts. C'est la fin de la série de victoires bordelaises qui s'arrêtera à 14. Marseille, qui devait gagner plus que son adversaire, est 5e avec 8 points. L'OM concède son second match nul après le 1-1 à Rennes.

La rédaction - Louis Chenaille