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L’OM gèle ses actions

L'attaquant brésilien a symbolisé samedi le manque d'efficacité offensive de l'OM face aux Verts

L'attaquant brésilien a symbolisé samedi le manque d'efficacité offensive de l'OM face aux Verts - -

Les Marseillais n’ont pu faire mieux que 0-0 face à une équipe stéphanoise réduite à 10 dès la 8e minute. Illustration de leurs carences persistantes. Le mercato ne sera peut-être pas si calme que ça… Saint-Etienne en profite pour sortir de la zone rouge.

Christophe Galtier entame son mandat d’entraineur de l’ASSE sur un match nul : il aurait sans doute signé pour un tel résultat face à l’équipe de sa ville natale, dominatrice mais inefficace.

D’entrée de jeu, sur un terrain moins difficile que prévu malgré une température sibérienne (-8°), les Stéphanois tutoient le cauchemar. Koné file plein axe, Tavlaridis, en position de dernier défenseur, bouscule l’Ivoirien : l’arbitre, M. Jaffredo, respecte scrupuleusement le règlement et l’expulse directement.

On croit l’affaire mal engagée pour une équipe qui sort d’une semaine délicate, mais l’OM ne parvient pas à mettre à profit sa supériorité numérique. Certes les joueurs de Deschamps dominent, mais les occasions ne sont pas si nombreuses, si l’on excepte une tête de Mbia repoussée sur sa ligne par Dabo. Et quand les Olympiens s’avancent, ils se heurtent à un Jérémie Janot en grande forme, comme sur cette sortie au devant de Koné (12e), de loin le Marseillais le plus dangereux, ou sur une frappe de Brandao (38e).

Au final, les Verts s’en sortent sans trop de dommage, ayant même une chance d’inquiéter Mandanda par Bergessio. Mais le gardien remplaçant de l’équipe de France remporte son duel face à l’attaquant argentin (11e). On se demande pourquoi les Provençaux n’insistent pas plus sur les ailes afin de profiter de l’absence de Tavlaridis et de la faiblesse de Janot dans le domaine aérien.

Manque d’originalité

Même schéma en début de seconde période : l’OM monopolise le ballon, semble avoir la maitrise des événements mais pêche dans la finition. Lucho semble frigorifié et multiplie les mauvaises initiatives, Brandao manque cruellement de vivacité, les minutes s’égrènent et le score est toujours vierge. Deschamps choisit de sortir Kaboré et Mbia pour lancer Ben Arfa et Cissé, donnant un visage encore plus offensif aux Marseillais. En pure perte : malgré une pléiade de situations plus ou moins dangereuses dans la surface de réparation stéphanoise, les coéquipiers d’Heinze n’y arrivent pas, Matuidi obligeant même Mandanda à une parade spectaculaire (88e).

Ce match nul illustre une nouvelle fois les carences marseillaises, une équipe volontaire, mais cruellement dépourvue d’originalité. Il offre aussi aux Girondins le titre de champion d’automne. Pour l’instant, Marseille ne peut que reconnaître la supériorité bordelaise au plan national.

La rédaction - JFP