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L’OM pique sa crise

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Battu par Valenciennes (2-3) samedi, le champion de France en titre doit régler cette semaine le cas Ben Arfa et trouver un grand attaquant, avant la réception de Lorient, pour un match à haute pression.

L’Olympique de Marseille est déjà en pleine tempête. Après sa défaite surprise face au promu caennais (1-2) au Stade Vélodrome la semaine dernière, le club phocéen s’est à nouveau incliné à Valenciennes (2-3) samedi. Jamais, depuis le FC Nantes lors de la saison 2001-2002, un champion en titre n’avait connu un début de saison marqué par deux revers consécutifs. « Peu de choses nous sourient en ce moment, regrette Didier Deschamps, l’entraîneur marseillais. C’est une nouvelle défaite. Le plus important est d’inverser la tendance et de retrouver des choses positives. »

Si l’OM est aujourd’hui en difficulté, il le doit en grande partie à son intersaison ratée et plombée par un marché des transferts ponctué de revirements incessants de la part de sa direction, et de luttes de pouvoir au sein du club. Pas étonnant que Deschamps souhaite faire le dos rond : « Il y aura une période d’agitation jusqu’au 31 août, à minuit (date de la fin du mercato, ndlr). Malheureusement. Il faudra faire avec. »

Brandao seul devant ?

L’urgence est désormais de renforcer l’équipe. L’officialisation du départ de Mamadou Niang pousse l’état-major olympien à trouver son remplaçant. Il ne devrait pas s’appeler Luis Fabiano. Son club, le FC Séville, a rejeté la dernière offre olympienne (15 millions d’euros). Certains noms ronflants apparaissent (Berbatov), quand d’autres pistes se réchauffent (Gignac). Le temps presse en tout cas : avec le départ de Mamadou Samassa vers Valenciennes cette semaine, Marseille pourrait se retrouver avec le seul Brandao –de retour de suspension- en attaque face à Lorient ce samedi.

Autre dossier chaud : le cas Hatem Ben Arfa. Poussé vers la sortie durant tout le mois de juillet avant de revenir en grâce en août, le milieu offensif phocéen ne veut plus entendre parler de l’Olympique de Marseille, car, selon lui, ses « dirigeants se foutent de (sa) gueule ». « Je suis prêt à mettre ma carrière entre parenthèses s’ils n’acceptent pas la proposition de Newcastle, comme c’était prévu au départ. L’OM voulait un prêt. Que l’OM ne revienne pas là-dessus ! Sinon, on ira loin », menace l’ancien Lyonnais. La semaine marseillaise s’annonce déjà chaude.

Paul Basse