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L’OM pourrait le regretter

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Accroché par Toulouse (2-2) ce dimanche à l’issue d’un match médiocre, Marseille a manqué l’occasion de revenir à un point de Lille en tête du championnat. Et encore, André-Pierre Gignac a évité le pire en égalisant en fin de partie…

L’occasion était belle. Tellement belle que Marseille l’a laissé filer. En cas de succès ce dimanche, les Phocéens pouvaient revenir à un point du leader lillois, battu la veille à Monaco (0-1). Mais Toulouse en a décidé autrement. Solides et inspirés, les joueurs de la Ville rose, invaincus au Vélodrome depuis 2006, ont décroché un nul (2-2) mérité en match décalé de la 30e journée de Ligue 1. Sous un soleil radieux, l’après-midi avait pourtant commencé à merveille pour l’OM. A la demi-heure de jeu, Benoit Cheyrou délivre un centre millimétré pour Loïc Rémy qui, avec un peu de réussite, marque en deux temps. Le Vélodrome s’embrase. Son équipe n’a jamais perdu après avoir ouvert la marque cette saison. De quoi aborder la suite avec confiance. Mais Daniel Braaten sème le doute en égalisant juste avant la pause (45e). Le Norvégien chambre au passage André-Pierre Gignac, remplaçant au coup d’envoi, en célébrant son but avec le pouce dans la bouche. Mais le pire est à venir pour les Phocéens. A la réception d’un coup-franc de Paulo Machado, Mauro Cetto profite d’une sortie hasardeuse de Steve Mandanda pour glacer l’assistance (61e). Le coup est dur à encaisser. Didier Deschamps s’agace sur son banc. Quelques minutes plus tôt, l’arbitre a oublié un penalty sur Rémy, victime d’un grossier tirage de maillot de M’Bengue dans la surface (52e). La soirée s’annonce amère pour l’OM.

Casanova : « Ça ne leur coûtera pas le titre »

Elle le sera un peu moins avec l’égalisation d’André-Pierre Gignac en fin de rencontre (84e). Servi en retrait par Rémy, l’attaquant marseillais, entré en jeu vingt minutes auparavant, ne se fait pas prier pour marquer contre son ancien club. Malgré une ultime poussée olympienne, le score n’évoluera plus. Valbuena, Lucho et consorts regagnent les vestiaires tête basse. Les sifflets du Vélodrome accentuent la frustration générale. « C’est une contreperformance, reconnait Edouard Cissé. Le point positif, c’est qu’on a su revenir au score. On aurait même pu l’emporter. Mais ça reste décevant. On voulait les trois points pour recoller à Lille. On sait que Toulouse est une équipe embêtante. Ils l’ont montré une nouvelle fois. » Avant la rencontre, l’OM possédait le meilleur taux de victoires (80%) en 2011 sur le Vieux Continent… derrière le Barça. Une statistique de prestige écornée par ce partage des points face au TFC. « Sur l'ensemble du match, ils n'auraient pas volé la victoire, estime Alain Casanova, l’entraîneur toulousain. J'aime beaucoup l'OM. Je ne pense pas que ça leur coûtera le titre. Ils y arriveront. » A condition de ne pas manquer d’autres tournants dans ce sprint final. Toujours deuxième, à trois points du LOSC, Marseille peut encore y croire. Aussi étonnant que cela puisse paraître, vu des prestations qui frisent souvent l’indigence ces derniers temps…

Alexandre Jaquin avec Florent Germain, à Marseille