RMC Sport

L’OM revient de loin

-

- - -

Malgré une prestation poussive et de vives tensions dans les tribunes, l’OM, pourtant mené 1-0, a battu Troyes (2-1). Le club phocéen retrouve la 3e place du classement.

Les Marseillais sont passés juste à côté d’une semaine cauchemardesque. Après ses deux défaites face au PSG, l’OM n’est pas passé très loin de l’humiliation face à Troyes. Menée 1-0 à 20 minutes de la fin (but de Marcos), la formation d’Elie Baup a montré qu’elle avait du caractère en renversant la vapeur en deux minutes grâce à des buts de Floriant Jarjat contre son camp (81e) et André-Pierre Gignac (82e). En s’imposant 2-1 face au promu troyen, Marseille retrouve le sourire et surtout la 3e marche du podium, laissée durant 24h à Saint-Etienne. « Cette saison, on n’a rien eu de facile, remarque le coach de l'OM. A chaque match, il y a eu des renversements. C’est à chaque fois dans une forme de réactivité qu’on prend des points. Pour nous, rien n’est fait dans la facilité. »

Cette victoire est d’autant plus importante qu’elle intervient à une semaine du choc contre Lyon, dimanche prochain à Gerland. Devancés de trois points par les Gones, les Olympiens auront alors l’occasion de faire une belle opération dans la course à la Ligue des champions. Elie Baup aura aussi noté l'entrée en jeu décisive de Sougou, impliqué sur les deux buts et passeur décisif sur le but d’André-Pierre Gignac : « Il amène quelque chose, notamment face aux équipes regroupées, a commenté l’entraîneur de l’OM. Il est très intéressant pour sa vitesse, son jeu en profondeur. On le savait. Il n’est pas loin d’être apte physiquement à débuter un match. J’ai d’ailleurs hésité à le titulariser avant cette rencontre. »

Bagarres en tribunes

Ce 15e succès, long à se dessiner, n’éclipsera toutefois pas les tensions qui règnent actuellement à Marseille. Sur la pelouse, déjà, puisque la prestation olympienne fut encore une fois poussive, provoquant quelques tensions entre joueurs, à l’image d’un vif échange verbale entre Mathieu Valbuena et André Ayew. Tension aussi dans le Stade-Vélodrome où des bagarres ont éclaté dans la tribune nord. Atmosphère électrique avant la rencontre lorsqu’un groupe d'une centaine de supporters a stoppé durant 20 minutes le bus des Olympiens, réclamant à avec véhémence la démission de José Anigo, le directeur sportif marseillais.

Le titre de l'encadré ici

Des supporters stoppent le bus des marseillais et réclament la démission d’Anigo|||

Evènement rarissime à Marseille. Avant la rencontre face à Troyes (2-1), une centaine de supporters marseillais en colère ont stoppé durant une vingtaine de minutes le bus des joueurs marseillais qui rejoignait le Stade-Vélodrome. Munis de banderoles et de fumigènes, ces fans qui ne font pas partie des groupes de supporters historiques de l’OM, ont réclamé la démission de José Anigo, le directeur sportif olympien. « Cela fait sept ans qu’il ruine la politique sportive du club, qu’il gangrène nos tribunes, se fâche l’un d’entre eux. Il achète nos supporters mais le silence des supporters ne s’achète pas ! C’est un directeur sportif qui a une politique sportive calamiteuse.» « Anigo tu as trop fait de mal à l’OM », hurle un autre même si le dirigeant phocéen n’était pas présent dans le bus. La direction a elle aussi été la cible des critiques de manifestants. Ce mouvement a dû être stoppé par l’intervention des CRS. « Ce qui me gênait dans tout ça, c’est surtout qu’on a pris du retard dans la préparation du match, a réagi Elie Baup après la victoire de son équipe. Cela ne nous a pas aidés à être bien dans le match. Il faut dire à nos supporters qu’ils ne nous aident pas en faisant ça. » 
Précisons que ce mouvement intitulé « virer le MAL » (Margarita, Anigo, Labrune) est né sur Face Book et qu’il ne regroupe qu’une frange de supporters marseillais. Ils dénoncent la connivence qui peut exister entre les dirigeants et les groupes de supporters, qu'ils jugent corrompus.

Aurélien Brossier avec Florent Germain