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L’OM s’enfonce dans la crise

Mathieu Valbuena

Mathieu Valbuena - -

Battu par Reims (2-3) au Vélodrome ce samedi, sa cinquième défaite de suite toutes compétitions confondues, Marseille ne se sort toujours pas de sa spirale négative. Et Elie Baup semble de plus en plus sur la sellette.

Le PSG et ses stars, passe encore. Dortmund et Naples en Ligue des champions, aussi. Nice dans son nouvel écrin de l’Allianz Riviera, pourquoi pas. Mais Reims au Vélodrome, là, non. Trop, c’est trop. Battu par les Champenois ce samedi (2-3), l’OM doit se rendre à l’évidence : la crise est là, et bien là. Avec ses multiples facettes. Crise sportive, d’abord. Avec ce revers, le troisième de rang en Ligue 1, le club phocéen reste sur cinq défaites, toutes compétitions confondues. Une mauvaise passe qui réduit à néant les bons points accumulés dans un début de championnat à cinq victoires en huit matches.

Un temps à la lutte avec Paris et Monaco, l’OM lâche prise au classement et pourrait se retrouver, en cas de succès du PSG et de l’ASM dimanche, à dix et huit points des deux locomotives de tête. Sans oublier les six points de retard sur Lille, actuel troisième et rival plus que crédible dans la lutte pour la dernière marche du podium. Crise de management, ensuite. Mis en cause ces derniers jours, Elie Baup paraît de plus en plus sur la sellette avec ce nouveau résultat négatif. Et l’inefficacité de ses choix, avec notamment un Saber Khalifa titulaire en pointe et un André-Pierre Gignac sur le banc, ne va pas plaider en sa faveur. Alors, débarqué, l’homme à la casquette ? On ne peut être sûr de rien. Mais les prochains jours s’annoncent sous tension sur la Canebière.

Premier but avec l'OM pour Thauvin

Crise de confiance, ensuite. Car le scénario de cette défaite raconte tout d’un Marseille où, en ce moment, quand ça ne veut pas, ça ne veut vraiment pas. Il suffit de jeter un œil aux 45 premières minutes. Une période durant laquelle la domination phocéenne, trop stérile, s’affiche partout sauf au tableau d’affichage. Ils ont pourtant tous tenté, de Valbuena (11e) à Thauvin (23e, 46e) en passant par Khalifa (13e) ou Payet (16e). Mais mauvais choix et ratés dans les derniers gestes rappellent combien le doute peut inhiber les meilleures intentions. Et comme le manque de confiance charrie souvent la guigne dans son sillage, le but de la tête signé Diawara mais refusé pour hors-jeu (30e) sera suivi d’un coup franc de Floyd Ayité détourné dans les filets de Mandanda (1-0, 34e) par la tête de Khalifa (son premier but avec l’OM, mais pas dans le bon sens).

Quatre minutes après, sur un corner tiré à ras de terre par Ayité, Mads Albaek reprend sans contrôle un cuir qui finit dans les buts après avoir été dévié par Nkoulou (2-0, 38e). Deux tirs cadrés pour Reims, à chaque fois détournés, et 2-0 au score malgré une domination phocéenne dans la possession. Sortis sous les huées du Vélodrome, les Marseillais ne lâcheront ni le match ni leur entraîneur au retour des vestiaires. On les croira même capables d’inverser la tendance, le premier but sous ses nouvelles couleurs de Florian Thauvin, d’une belle frappe du gauche (1-2, 56e), puis une réalisation d’un Gignac revanchard remettant les deux camps à égalité (2-2, 86e). Mais une tête de Prince Oniangue, trop seul dans la surface, crucifiera l’OM et ses défauts du moment (2-3, 90e). L’heure de la crise a bel et bien sonné.

Quatre minutes après, sur un corner tiré à ras de terre par Ayité, Mads Albaek reprend sans contrôle un cuir qui finit dans les buts après avoir été dévié par Nkoulou (2-0, 38e). Deux tirs cadrés pour Reims, à chaque fois détournés, et 2-0 au score malgré une domination phocéenne dans la possession. Sortis sous les huées du Vélodrome, les Marseillais ne lâcheront ni le match ni leur entraîneur au retour des vestiaires. On les croira même capables d’inverser la tendance, le premier but sous ses nouvelles couleurs de Florian Thauvin, d’une belle frappe du gauche (1-2, 56e), puis une réalisation d’un Gignac revanchard remettant les deux camps à égalité (2-2, 86e). Mais une tête de Prince Oniangue, trop seul dans la surface, crucifiera l’OM et ses défauts du moment (2-3, 90e). L’heure de la crise a bien sonné.

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Alexandre Herbinet