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L’OM veut revoir Saint-Denis

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Les Marseillais affrontent Auxerre mercredi soir (20h45) en demi-finale de la Coupe de la Ligue, dernière étape avant le Stade de France et la défense de leur titre.

Didier Deschamps s’y voit déjà. « Il y a des grandes chances qu’on ait une possession de balle supérieure à la leur, devine-t-il. Ils vont bien défendre et puis d’un coup, il y aura un contre à 3000 à l’heure. On le sait, tout le monde le sait. Ça n’a pas empêché beaucoup de se faire prendre. »

Le piège auxerrois, l’entraîneur de l’OM le connaît bien. En décembre dernier, lors de la visite de son équipe à l’Abbé-Deschamps en Ligue 1, Quercia avait été accroché par Mbia sur une contre-attaque. Bilan : une expulsion pour le Camerounais, un penalty transformé par Birsa et deux points de perdus pour l’OM (1-1). Autant dire que cette demi-finale de Coupe de la Ligue, ce mercredi soir (20h45) est loin d’être jouée d’avance. « En face, ils pensent à ça depuis un bon moment, estime Didier Deschamps. C’est leur objectif numéro un. »

A l’OM, l’objectif serait plutôt de retrouver une confiance bien ébranlée depuis quelques semaines. Les Marseillais n’ont remporté qu’un seul de leurs cinq derniers matches, dimanche soir contre Bordeaux (2-1). Et ils ont débuté l’année sur une piteuse élimination par Evian en Coupe de France (1-3). « Ça n’a rien à voir, intervient Didier Deschamps. C’était un 32e de finale, un match de reprise, sur un terrain qui ne ressemble pas à un terrain de football. Contre Auxerre, une place en finale est en jeu et on sait ce que ça nous a procuré l’an dernier… »

Valbuena : « On peut mieux faire »

Cette élimination face à un club de Ligue 2 est pourtant à l’image du jeu très pauvre que proposent les Marseillais en 2011. « Dans l’utilisation du ballon, on peut faire beaucoup mieux, admet sans problème Mathieu Valbuena. Mais jouer au Stade de France, c’est quelque chose d’extraordinaire. On a une très grosse envie. »

Dans ce contexte, le retour en forme d’André-Pierre Gignac et de Brandao, tous deux buteurs contre Bordeaux, peut jouer un rôle déterminant. « Les deux associés, ça permet d’avoir un peu plus de poids aux avant-postes, avoue sans rire leur entraîneur. Gignac, je l’ai trouvé convaincant dans ce qu’il faisait. Parfois, il a manqué de lucidité, mais il y a toujours eu de la détermination et de l’envie. Marquer ce but et entendre le public scander son nom après ce qu’il a vécu, ça récompense ses efforts. » L’année 2011 sera peut-être la sienne.

Clément Zampa (avec F.Ge., à Marseille)