RMC Sport

L’OM veut stopper l’hémorragie

-

- - -

Beaucoup trop perméable sur coups de pied arrêtés, la défense marseillaise s’interroge. Avant un déplacement à Annecy dimanche contre Evian-TG (14h), les joueurs d’Elie Baup veulent rectifier le tir.

« On va arrêter de bosser les coups de pied arrêtés. Plus on les travaille, plus on prend des buts sur ces phases-là. » C’est avec beaucoup d’ironie qu’Elie Baup évoquait la semaine passée les nombreux buts encaissés par son équipe sur coups de pied arrêtés. Un trait d’humour qui, cinq jour après la défaite face à Nancy (0-1), le fait rire jaune. Face aux Lorrains, les Phocéens ont encaissé leur 12e but sur coups de pied arrêtés en championnat (43% du total). C’est trop. Beaucoup trop. Alors évidemment, vendredi face aux journalistes, Elie Baup n’avait pas sorti son nez rouge. « Comment peut-on dire qu’il ne faut pas prendre la mesure de cette situation, a lancé le technicien marseillais en mode rétropédalage. On ne reste pas les bras croisés. »

Ce vendredi matin, au centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, la séance du jour était quasi intégralement consacrée aux corners défensifs. Steve Mandanda n'a presque pas encaissé de buts. Un bon indicateur avant d’affronter Evian-TG, dimanche à Annecy ? Difficile à dire. Mais il y a du travail. « Il y a des zones à occuper, des adversaires à contrôler… », indique Elie Baup.

Diawara : « Si Mandanda ne sort pas, c’est qu’il n’est pas sûr à 100% »

Du côté des joueurs, on cherche bien évidemment à comprendre d’où vient cette fébrilité. Souleymane Diawara sèche un peu. « Il n’y a pas d’explication ou alors je n’en ai pas, répond le défenseur central sénégalais. Excepté le dernier but contre Nancy (d’André Ayew contre son camp, ndlr), il y a un manque de concentration, c’est certain. On travaille à l’entraînement. Il faut vite trouver une solution pour stopper cette hémorragie. »

Difficile d’évoquer les problèmes défensifs de l’OM sans parler de Steve Mandanda. C’est évident, le gardien international n’est pas dans la meilleure forme de sa carrière. Sur les phases arrêtées, sa propension à rester sur sa ligne est montrée du doigt. « Mais quand on est gardien, on ne sort pas pour sortir, défend Souleymane Diawara. On sort parce que c’est la bonne solution. Or cela demande une réponse collective. Steve est un grand gardien. S’il ne sort pas, c’est qu’il n’est pas sûr à 100%. » Confiance, cohésion et rigueur, voilà les exigences d’Elie Baup, dimanche après-midi, face à l’ETG.

Aurélien Brossier avec Florent Germain