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L’OM y croit-il encore ?

José Anigo

José Anigo - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Battu par Nice il y a une semaine à domicile (0-1), largué dans la course à la Ligue des champions, l’OM n’envoie pas vraiment de signes de mobilisation générale avant son déplacement pourtant très important à Reims, ce vendredi (20h30).

A Reims, ce vendredi (20h30), l’OM abat certainement son ultime carte pour tenter d’aller décrocher la 3e place et un billet pour la prochaine Ligue des champions. Une der des ders dans les faits. Pas vraiment dans l’attitude. Ni dans le discours. « C’est un match qui ne coûte pas plus de trois points, confie ainsi José Anigo. On est à la recherche des équipes devant nous. Il faudra récupérer ces points partout, aussi bien à Reims qu’ailleurs. Est-ce que c’est un match couperet ? Pas plus que ça pour moi. »

Si l’entraîneur olympien cherche avant tout à protéger son groupe, ces mots n’inspirent guère de sentiment de révolte avant les retrouvailles avec les hommes d’Hubert Fournier, qui avaient eu raison des Phocéens à l’aller au Vélodrome (2-3). Il faut dire que le contexte est morose. Vendredi dernier, ça n’a guère grogné en tribunes après le revers contre Nice (0-1), le deuxième successif en L1 après celui enregistré à Paris une semaine plus tôt (2-0). Comme si les supporters, eux aussi, étaient résignés.

Ayew : « L'état d'esprit est bon »

« On n’a pas de raison de douter, affirme José Anigo. Il faut aller à Reims, qui est une bonne équipe de L1, avec une certaine confiance. On verra bien ce qu’il se passera. Il ne faut pas aller chercher plus loin que ça. » Temporisation, acte II. Toujours est-il qu’avec neuf points de retard sur le 3e, Lille, une courbe de résultats en berne et un jeu beaucoup trop sinusoïdal, Marseille (6e), qui se rendra en Champagne-Ardenne sans Saber Khalifa, forfait (mollet), semble tanguer sérieusement. De quoi penser que les Phocéens ne sont pas loin de finir l’exercice en roue libre. Théorie réfutée avec véhémence par André Ayew.

« Tout le monde est assez impliqué, que ce soit les cadres ou les autres, avance l’international ghanéen. Tout le monde doit prendre ses responsabilités. On est tous conscient de la situation. On sait tous où on veut aller, ce qu’on veut faire. Il y a des périodes où c’est compliqué. C’est le foot et on est dans cette période. Il faut juste afficher un autre visage contre Reims pour prendre les trois points. L’état d’esprit est bon, il y a une bonne ambiance. » Tellement bonne qu’on a pu l’apercevoir jeudi, en compagnie d’André-Pierre Gignac et Dimitri Payet, snober le rab d’entraînement qui leur était promis par le staff olympien. Drôle d’union et d’ambiance… Plus que jamais à Reims, l’OM devra convaincre son auditoire par les actes.

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A.D avec Y.P