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Labrune ne compte pas pour des prunes

Vincent Labrune

Vincent Labrune - -

Monté au créneau dans la gestion du cas Deschamps, le président du conseil de surveillance a assis son autorité au sein de l’OM. Et, en écartant Jean-Claude Dassier des négociations, a prouvé qu’il était bel et bien le seul relais de Margarita Louis-Dreyfus au club.

On ne le voit pas lors des conférences de presse. Et son visage n’apparaît que très rarement lorsque les caméras de télévision volent des images des dirigeants marseillais en tribunes. Les spotlights, ce n’est pas le truc de Vincent Labrune. Son jardin, c’est plutôt la coulisse marseillaise. Ce qui ne l’a pas empêché de sortir de sa réserve pour rattraper Didier Deschamps par le col. Lassé par la maladresse de Jean-Claude Dassier et son manque de clarté sur le plan sportif, « DD » était prêt à répondre favorablement à une offre de la Roma.

C’était avant que le président du conseil de surveillance n’intervienne, au nom de la propriétaire de l’OM, Margarita Louis-Dreyfus. «C’est la présidente du club et lui, son premier ministre, affirme l’ancien censeur de l’OM et ami de Labrune, Louis Acariès. C’est lui qui a fait en sorte que Deschamps reste. Et même si ça ne plait pas à certains, ils devront faire avec. »

Le Premier ministre de Margarita

Vincent Labrune vient de prouver, en quelques heures, qu’il n’avait rien perdu de son art de la communication, cultivé par le passé au service des sports de France 2 et auprès de Réservoir Prod, la boite de production de Jean-Luc Delarue. Quand les représentants de Lucho Gonzalez veulent baisser le montant du transfert de l’Argentin, c’est avec lui qu’il discute. Idem lorsque certains joueurs veulent une augmentation de salaire ou entamer des discussions pour une prolongation de contrat. L’homme fort de l’OM, celui à qui joueurs, actionnaires, agents et staff technique font confiance, c’est lui. Pas Jean-Claude Dassier, qui a perdu toute crédibilité auprès des mêmes acteurs et dont le contrat de président, qui expire fin 2012, ne sera certainement pas reconduit. A moins qu’il ne soit écourté avant, après la réunion du conseil de surveillance prévue jeudi.

Car outre la prolongation de Deschamps, la définition de l’enveloppe transferts pour la saison prochaine et la levée des 15 millions d’euros de l’actionnaire principal pour combler le déficit d’exploitation, Vincent Labrune sera chargé de taper sur les doigts de Jean-Claude Dassier et d’Antoine Veyrat, le directeur général de l’OM, coupables d’avoir mal géré le cas Deschamps. En vrai patron qu’il est.