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Landreau, la 500e rugissante

Mickaël Landreau, alors sous le maillot parisien

Mickaël Landreau, alors sous le maillot parisien - -

Quatorze ans après ses débuts à Bastia avec le maillot du FC Nantes, le gardien lillois, 31 ans, s’apprête à disputer son 500e match en L1 ce dimanche face à Toulouse (21h) à l’occasion de la 23e journée. Une longévité exceptionnelle qui ne doit rien au hasard.

Mickaël Landreau n’a pas oublié ses premiers pas en Ligue 1 un soir d’octobre 1996 à Bastia. Sur la pelouse du stade Furiani, le jeune gardien nantais âgé de 17 ans fait déjà parler de lui en arrêtant un pénalty (0-0). « Ça va me suivre tout au long de ma carrière, sourit le portier lillois. Sinon, depuis j’ai changé de coupe de cheveux et ce n’est pas plus mal. » Landreau a grandi très vite. Et il dure. Très longtemps. Ce dimanche, le gardien des Dogues disputera contre Toulouse son 500e match parmi l’élite : « Une rencontre comme les autres, même si médiatiquement, c’est une marque symbolique », dit-il.

La longévité de l’ancien gardien du FC Nantes et du PSG impressionne : « Son parcours est remarquable, souligne Alain Casanova, l’entraîneur de Toulouse, l’adversaire du jour. Il a toujours montré une très grande force de caractère et beaucoup de maturité. Il me paraît très clean. C’est une référence à son poste. Je lui souhaite un bon 500e match mais j’espère qu’il sera compliqué. »

Cetto : « Il ne laisse pas les miettes au remplaçant »

Outre ses qualités physiques, l’envie et la force mentale du Lillois lui ont permis de perdurer au plus haut niveau. « En dehors de sa grave blessure au ligament du genou (en 2009), il joue toujours, remarque le défenseur toulousain Mauro Cetto qui l’a côtoyé durant cinq saisons chez les Canaris. Il ne laisse même pas les miettes au remplaçant. C’était déjà comme ça à Nantes puis à Paris. C’est un compétiteur. » L’international français (11 sélections) a toujours gardé la même ligne conduite, « sans me créer de personnage », ajoute-t-il. « Je ne me sens pas en décalage avec ce que je suis et l’image que je renvoie. Quand je croise des gens dans la rue, je suis le même que sur le terrain. Je m’investis à fond dans tout ce que je fais. Pour durer, il faut cet équilibre. Finalement, vous (les journalistes) n’avez pas grand-chose à découvrir sur moi… »

Ce dimanche, « Mika » sera le 18e joueur a passé la barre des 500 matches en L1. « C’est exceptionnel, s’enthousiasme son coach Rudi Garcia. En plus, il est en pleine force de l’âge. » Autant dire que la barre des 600 et le record de Jean-Luc Ettorri (602 matches) semblent largement à sa portée : « On peut imaginer qu’il fête son 600e match dans le grand stade », lance l’entraîneur nordiste. Pragmatique, l’intéressé, lui, ne pense qu’à battre le TFC…

Aurélien Brossier avec Jean Bommel à Lille