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Le dispensable Pastore

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A l’image de son milieu de terrain argentin, Javier Pastore, le PSG marque le pas avant un déplacement à Nancy, ce samedi (21h) lors de la 30e journée de L1. Carlo Ancelotti évoque même la possibilité de s’en passer au coup d’envoi.

Trois, voilà le nombre de buts inscrits en Ligue 1 par Javier Pastore depuis que Carlo Ancelotti est aux manettes du PSG. Insuffisant pour un joueur qui, en dehors de ses rares éclairs, pèse peu sur le jeu. Les récentes sorties de l’Argentin ont donc suscité beaucoup de commentaires. Rarement élogieux. D’autant qu’elles ont été aussi accompagnées de prestations poussives de la part de l’équipe. Et de résultats moins brillants. Le statut de la star achetée 42M€ à Palerme serait-il écorné ? A la veille d’un déplacement important à Nancy, Ancelotti n’a en tout cas pas placé son joueur au-dessus de ses partenaires. Oui, le PSG peut jouer sans Javier Pastore. « Comme tous les joueurs, il n’est pas indispensable. Il peut commencer un match sur le banc », a confié vendredi le technicien italien.

Ancelotti : « Il n’a pas la grinta de Gattuso »

Ce n’est pas la première fois que l’ancien coach du Milan AC évoque le statut du numéro 27 parisien. Si ses propos peuvent être interprétés par certains comme un avertissement, l’Italien qui a notamment fait grandir Kakà en Lombardie, réclame de l’indulgence pour son joueur : « Il est jeune, dit-il. C’est sa première année en France. On doit avoir confiance en lui. Il a beaucoup de qualités. Je veux l’aider à progresser. C’est un bon garçon. Bien sûr, il peut s’améliorer. Mais il est capable d’être très bon lors de cette fin de saison et aussi lors des prochaines. »
On lui avance son manque de grinta, un mot italien bien connu d’Ancelotti. L’Italien sourit : « Il n’a pas la grinta d’un Gattuso ou de Matuidi. » Pour résumer, chacun ses caractéristiques.
Une semaine après le résultat nul très décevant obtenu face à Bordeaux (1-1), le PSG et Javier Pastore doivent renouer avec le succès samedi à Nancy, 12e de Ligue 1. Pas facile, l’ASNL reste sur trois victoires et un nul en quatre matches, contre des gros qui plus est (2-0 contre Lyon et 1-0 contre Montpellier). Le coach des Parisiens attend néanmoins une réaction : « J’ai été déçu, avoue-t-il. Quand on ne gagne pas et qu’on ne joue pas bien, je dois parler aux joueurs pour essayer d’améliorer la situation. C’est mon travail. Je n’ai pas haussé le ton. Ce n’est pas dans mes habitudes d’être dur avec mes joueurs. Je suis d’une nature plutôt calme. » Jusqu’à quand ?

Aurélien Brossier avec Samuel Olliver