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Le Guen : « Il n’y aura pas de sauveur »

Le Guen n'entend pas baisser les bras

Le Guen n'entend pas baisser les bras - -

« Déçu mais pas abattu », l’entraîneur du PSG refuse de parler de crise. Il entend garder le cap, et demande le soutien des supporteurs.

Paul Le Guen, après ce nouveau revers, êtes-vous abattu ?
Je suis déçu mais pas abattu. Je suis déçu par certaines maladresses. Je suis sûr que ce n’est pas un problème de volonté, mais des joueurs souffrent d’un manque de confiance et il faut le résoudre. On se trouve dans une situation très difficile, mais je ne suis pas abattu.

Des jeunes, des cadres… quelles solutions vous reste t-il après avoir tout tenté ?
Le club repartira en s’appuyant sur une bonne base avec des jeunes qui rentreront progressivement dans l’équipe. Il n’y aura pas de sauveur. Il y a besoin d’un contexte plus favorable. Certains joueurs perdent leurs moyens actuellement. Tous sont de très bons joueurs capables d’évoluer à un meilleur niveau qu’ils n’affichent en ce moment.

Le public n’y est plus…
Il faut le comprendre. Après nous avoir accompagné la saison dernière pour sauver le club, je comprends sa lassitude. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. Les joueurs mouillent le maillot. Ils font le mieux qu’ils peuvent, mais le mieux en ce moment ce n’est pas leur valeur intrinsèque. Je vais continuer à me bagarrer pour trouver des solutions.

Votre message passe-t-il toujours ?
J’assume pleinement mes responsabilités. Je suis l’entraîneur du 18e, mais je me sens complètement à ma place. Ce n’est pas le moment de baisser les bras. Je suis très déçu par le résultat, je dis bravo à Caen, mais on a beaucoup tenté, on a beaucoup centré… On n’a pas le climat de confiance en ce moment au PSG. (voir l'extrait sonore ci-contre)

Peut-on parler de crise au PSG ?
Ce n’est pas moi qui emploierai ce terme. La situation est inquiétante. Quand on voit comment ça se passe après le match, on comprend que ce n’est pas une situation tranquille. C’est à l’image de ce qui se passe dans la tête des joueurs.

La rédaction - Julien Richard