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Le PSG n’avance toujours pas

Zlatan Ibrahimovic et Ludovic Sané

Zlatan Ibrahimovic et Ludovic Sané - -

Tenu en échec sur sa pelouse par Bordeaux (0-0), le PSG enregistre son troisième match nul consécutif en Ligue 1. Surtout, les Parisiens ont encore déçu par leur manque flagrant de créativité.

Le réveil ou la gueule de bois. Voilà les deux options qui étaient possibles pour le Paris Saint-Germain ce dimanche face à Bordeaux. Au terme d’une rencontre décevante de leur part, ce sera la deuxième pour les Parisiens. Après un match nul arraché au forceps, mais avec caractère, face à Lorient (2-2), puis une prestation à la limite de l’indigence à Ajaccio (0-0), les hommes de Carlo Ancelotti n’ont pu faire mieux que prendre un point face aux Girondins (0-0), qui les fait stagner dans la deuxième moitié de tableau (11e).

Privé de Thiago Silva (reprise), Chantôme ou encore Bodmer (blessés), l’entraîneur italien avait réservé une petite surprise dans son onze de départ avec la titularisation du jeune Adrien Rabiot (17 ans) au milieu de terrain, aux côtés de Thiago Motta et Blaise Matuidi. Mais surtout, remis de son entorse au pied droit, Zlatan Ibrahimovic a repris sa place à la pointe de l’attaque parisienne. Un retour qui se matérialise très rapidement lorsque le Suédois remise sur Nenê, qui frappe sur Carrasso (6e), puis quand il tente un ballon piqué mais non-cadré (9e).

Face à une équipe bordelaise qui restait sur huit victoires consécutives en Ligue 1, en comptant la saison dernière, le PSG va surtout réafficher au grand jour ses soucis à produire du jeu. Hormis sur des frappes lointaines de Pastore (19e) puis Nenê (45e), les vice-champions de France se montrent peu dangereux. Esseulé en pointe, Ibrahimovic s’agace même après l’arbitre et lorsqu’il n’est pas servi par ses coéquipiers. Trois jours après son match de Ligue Europa à Belgrade (0-0), Bordeaux n’est pas plus actif.

Un but dans le jeu en trois matchs

A la pause, quelques sifflets raccompagnent même les 22 acteurs aux vestiaires. Pas plus enthousiasmant, le début de seconde période n’est réveillé que par un missile de Zlatan Ibrahimovic, sur coup-franc, qui frôle le poteau de Carrasso (53e). Par quelques incursions, les Girondins font même passer quelques frissons dans le dos des supporters parisiens. Présent dans les tribunes, Thiago Silva n’a pas dû être bluffé par le spectacle proposé, ne vibrant sans doute que sur la tentative de Jérémy Ménez (82e).

Avec seulement deux buts inscrits en trois rencontres, dont un sur penalty, Carlo Ancelotti connaît en tout cas son principal chantier : l’animation offensive. Avec Ibrahimovic, Nenê, Ménez, Pastore et Lavezzi (encore suspendu un match), l’entraîneur parisien dispose de sérieux atouts en mains. Ne lui reste désormais plus qu’à les utiliser à bon escient. Car avec seulement trois matchs nuls, ce PSG là a déjà perdu trop de temps… et de points.

Alexandre Alain