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Le réveil des maudits du Vélodrome

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Grâce à deux buts de Gignac et Brandao, l’OM a remporté une difficile et précieuse victoire face à un Bordeaux faiblard en clôture de la 20e journée de championnat.

Les Marseillais se souviendront du premier but d’André-Pierre Gignac au Stade-Vélodrome. En ouvrant le score, l’ancien Toulousain a délivré ses partenaires et surtout permis à son équipe de s’imposer face à Bordeaux (2-1). Un succès très important alors que les champions de France n’avaient plus gagné en Ligue 1 depuis le 27 novembre (4-0 contre Montpellier). Avant une demi-finale de Coupe de la Ligue mercredi contre Auxerre (20h45), les Olympiens reviennent à trois points du leader lillois. Fin de série en revanche pour Bordeaux qui était invaincu depuis neuf matches. Alou Diarra a de bonnes raisons d’être inquiet et de réclamer des renforts. Relégués à huit points des Dogues, les Bordelais, toujours aussi fébriles, devront vite revoir leurs ambitions à la baisse. « C’est bien d’avoir repris goût à la victoire, lâchera Deschamps en quittant la pelouse. Ça faisait un moment. Jouer après les autres n’est pas toujours évident. Le contrat est rempli. »

Légèrement décrochées au classement, les deux équipes n’avaient pas le droit à l’erreur, Lille, Paris, Lyon et Rennes ayant tous empochés les trois points samedi. Une raison suffisante pour expliquer les nombreuses erreurs techniques commises en première mi-temps ? Pauvre en occasions de but, l’affiche entre les deux derniers champions de France sera en revanche très riche en fautes, comme cet attentat de Trémoulinas sur Valbuena, seulement sanctionné d’un carton jaune (34e).

Brandao fait le break

Mais même sans briller, l’équipe de Didier Deschamps est toujours capable de faire la différence grâce à ses individualités. Et une fois n’est pas coutume, la lumière est venue d’André-Pierre Gignac. Impatient d’inscrire son premier but au Stade-Vélodrome, l’ancien Toulousain, placé sur le flanc gauche de l’attaque, a enfin débloqué son compteur dans l’enceinte phocéenne. A la réception d’un centre de Taiwo du pied droit, Gignac, seul au deuxième poteau, glisse du plat du pied le ballon entre les jambes de Carrasso (1-0, 23e). La délivrance pour Gignac, dont le compteur buts grimpe à… deux unités. Pour l’OM aussi.

Car si l’entame de match est pénible, la suite est plus animée. Face à des Girondins inoffensifs en attaque et fébriles en défense, l’OM a le mérite de breaker juste avant la pause, Valbuena profitant d’une mésentente entre Fernando et Ciani pour offrir un caviar à Brandao (2-0, 45e+2). L’affaire est pliée ? Pas vraiment. Sans être tranchants, les Girondins reviennent dans la partie sur un pénalty réussi de Modeste consécutif à une faute de Diawara sur Ludovic Sané (2-1, 73e). Le Vélodrome tremblera jusqu’au bout. Et si Brandao manque la balle de match d’un mauvais pointu (76e), l’OM conserve l’essentiel : les trois points. Pour la manière, on verra plus tard…

Aurélien Brossier