RMC Sport

Les Ayew, merci papa, merci maman !

André et Jordan sont aujourd'hui réunis sous le maillot marseillais

André et Jordan sont aujourd'hui réunis sous le maillot marseillais - -

Vingt ans après le passage fructueux de leur père Abedi Pelé, André et Jordan Ayew font les beaux jours de l’OM. Un choix payant pour les deux jeunes Ghanéens débarqués sur la Canebière après un coup de téléphone de leur maman à Pape Diouf.

Entre les Ayew et Marseille, l’histoire d’amour dure depuis plus de 20 ans. Abedi Pelé, passeur décisif lors la victoire en Ligue des Champions le 26 mai 1993, a trouvé ses dignes successeurs : ses deux fils André et Jordan. Du haut de ses 22 ans, le premier nommé s’est imposé comme titulaire indiscutable sur la côté gauche de l’attaque de son club formateur avec 23 titularisations et 12 buts inscrits depuis le début de saison et une nomination au titre de joueur africain de l’année. Au point de prolonger son contrat avec le club jusqu’en 2015 malgré l’intérêt de grands clubs européens (Bayern Munich et Arsenal). Plus jeune, Jordan (20 ans) fait petit à petit son nid dans le groupe phocéen.

Tout a débuté en 2004, quand Maha, la maman, a appelé Pape Diouf, ancien agent d’Abedi et ami proche de la famille, pour lui demander conseil alors que ses garçons sont dans le viseur de nombreux recruteurs. Après un essai fructueux, André, 14 ans, intègre le centre de formation. Jordan le rejoindra moins de deux ans plus tard. Sur la Canebière, les deux frères ne se lâchent pas. Ils vivaient encore ensemble la saison dernière avant de prendre leur indépendance cette saison. « Les enfants ont quitté leur famille très tôt, rappelle le papa qui a inculqué trois valeurs à ses enfants : travail, modestie, patience. Mais ils ont très envie de réussir et de devenir comme Papa, voire de la dépasser. »

Deschamps a tenu André sur ses genoux !

Dans la vie et sur le terrain, les deux frères présentent un caractère bien différent : André, plus proche de son papa, sûr de lui et très mâture et Jordan, calme dans la vie et impulsif sur le terrain. « J’ai pris certains côtés de ma maman. On ne peut pas tout prendre de son papa, s’excuse presque Jordan. Mon père est gaucher, je suis droitier.» « André n’a peur de rien, il veut tout gagner, détaille le paternel. Il me ressemble au niveau du caractère. Il commence à avoir la patience et le pied gauche de papa

« Ils se ressemblent beaucoup. Ils sont gauchers et jouent tous les deux au même poste. Ils ont aussi le même visage », confirme Didier Deschamps, actuel entraîneur d’André qu’il a pris sur ses genoux quand il jouait avec Abedi. Davantage dans l’ombre, Jordan, le benjamin de la fratrie (Ibrahim, l’ainé, évolue au club belge de Lierse) s’appuie sur les conseils de son père pour atteindre le niveau de son frère. « C’est notre entraîneur personnel, il nous dit ce qui va ou pas, raconte Jordan. Il n’y a que lui qui nous dit la vérité. » « Les supporters sont contents d’avoir vu le père jouer à l’OM et de supporter maintenant ses fils », s’amuse Abedi.