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Les Ayew placent l’OM sur le trône

André et Jordan Ayew

André et Jordan Ayew - -

Grâce à un triplé d’André et un but de Jordan Ayew, le club marseillais terrasse Nice (4-2) et reprend la place de leader à Lille. Le rêve d’un nouveau doublé est possible. Le club phocéen peut dire merci aux fils d’Abédi Pelé !

Si jamais l’OM finit par conserver son titre de champion, l’histoire retiendra forcément cette 32e journée et la réception de Nice. Car c’est ce mercredi que le sort des Marseillais pourrait avoir basculé. Une chose est sûre, les hommes de Didier Deschamps sont passés de chasseur à chassé en Ligue 1 en ravissant la place de leader à Lille. Un rang qu’ils n’avaient occupé qu’au soir d’un succès devant Montpellier (4-0), le 27 novembre dernier. Au terme d’un match très mitigé, les frères Ayew, André et Jordan, ont redonné espoir à tout un peuple et endossé le costume des héros.

« On est content pour l’équipe mais aussi pour nous, tempère André. L’année dernière, je n’étais pas là pour vivre le titre. Aujourd’hui, j’ai envie d’être champion de France avec mon club formateur. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas sauter en l’air. On a déjà gagné deux titres (ndlr, Trophée des Champions, Coupe de la Ligue). Je veux en rajouter un troisième d’ici la fin de saison. » Des paroles ambitieuses et largement assumées, au vu du show produit par l’ancien joueur d’Arles-Avignon et son petit frère. On connaissait le talent du premier, toujours prompt à desserrer les situations les plus tendues pour l’OM. On devinait aisément les qualités du second, utile dans le jeu mais maladroit cette saison devant le but. Mercredi soir, les deux fils d’Abedi Pelé se sont mis au diapason, au meilleur moment pour des Marseillais en embuscade pour le titre.

J. Ayew : « Le travail paie »

André pensait avoir ôté une belle épine du pied de l’OM en sanctionnant une terrible faute de main d’Ospina (30e). Mais non. Cette fois, le numéro 20 marseillais ne portera pas seul l’habit de sauveur. Pour s’extirper du piège niçois, tendu après l’égalisation de Traoré (42e) l’international ghanéen peut compter sur son frère Jordan, entré à l’heure de jeu à la place d’un Gignac inexistant. Et sur son offrande du pied droit (60e). Non content d’avoir inversé la tendance, Jordan déflore dans la foulée son compteur en Ligue 1 cette saison d’une superbe frappe enroulée (78e). « Le travail paie, savoure l’intéressé. Quand je rentre, c’est pour apporter un plus. Ce soir, j’en ai eu l’occasion et je pense avoir fait ce qu’il fallait. » Son frère aîné se charge un peu plus tard d’apporter la touche finale sur un joli centre de Fanni (90e).Triplé et 10e but en Ligue 1 cette saison pour André. « Ça fait plaisir d’inscrire un triplé en Ligue 1, reconnaît-il. Tout ça, c’est grâce au collectif et au travail réalisé aux côtés de Guy Stephan et de Didier Deschamps. »

Le Vélodrome ne s’y trompe pas et scande le nom d’Ayew. Sans préciser lequel. Inutile puisque les deux frères ont fait le métier mercredi soir. Nice, après un penalty manqué par Bamogo (85e), allège la note grâce à Civelli (90e+3)… Un ancien Marseillais. Pas de quoi ternir l’ambiance en tribunes. Une heure et demie après avoir paradé devant leur public avec la Coupe de la Ligue, les Marseillais leur ont offert un deuxième cadeau : la première place de Ligue 1. Et le rêve d’un nouveau doublé, grâce à ses deux frangins en or.

Alix Dulac